Pôle pénal
PPEF : le ministère de la Justice rejette en bloc les accusations de corruption
Une publication affirme qu'un réseau de corruption est examiné par la gendarmerie au sein du Pôle pénal économique et financier. Le garde des Sceaux Jean Sansan Kambilé dément, et explique la présence du FBI.
Abidjan — Publié le 2 novembre 2026 à 07:33

Deux versions, aucun point commun, sauf un nom : celui du Pôle pénal économique et financier d', le PPEF. Le 30 octobre, une publication panafricaine affirme que des gendarmes enquêtent sur un réseau présumé de corruption et d'extorsion au sein de cette juridiction. Le lendemain, le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme répond par un démenti sans nuance.
Que dit l'accusation ? Selon cette publication, l'enquête serait partie d'informations du FBI sur des escroqueries visant des citoyens américains, traitées par le PPEF. Un informateur de la juridiction aurait été arrêté le 27 octobre. L'examen de son téléphone aurait fait apparaître un trafic d'influence et la vente de décisions de justice. Trois comptes bancaires, à Dubaï, Genève et à l'île Maurice, seraient liés au réseau. Ces éléments restent des allégations, non vérifiées de façon indépendante.
Que répond le garde des Sceaux ? Dans un communiqué daté du 31 octobre, Jean Sansan Kambilé affirme que ces informations « ne reposent sur aucun fondement ». Aucun service américain n'a saisi l'État ivoirien d'une telle affaire, assure-t-il, et la Gendarmerie nationale ne mène aucune enquête visant des membres du PPEF.
Le ministère explique la présence d'agents du FBI par une coopération judiciaire entre les deux pays. Elle a donné naissance à une task force qui réunit le PPEF, ses enquêteurs, des procureurs américains et des agents du FBI, contre la sextorsion et le blanchiment de capitaux. Elle aurait permis de résoudre plusieurs affaires dont les victimes, américaines, se sont parfois suicidées. Des suspects ont été arrêtés, jugés et condamnés à de lourdes peines. Le ministère salue enfin le rôle du PPEF dans la sortie de la de la liste grise du GAFI.
Pour un pays qui vient de regagner la confiance des marchés, la crédibilité de sa justice financière est un actif. Qui, des deux versions, la protège le mieux : le démenti ou la transparence ?
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