Ghana Card
Ghana : photocopier la Ghana Card devient un délit, jusqu'à 24 000 cedis d'amende
Depuis le 2 novembre, la NIA fait appliquer l'interdiction de photocopier ou de simplement regarder la Ghana Card pour vérifier une identité. Les institutions fautives risquent jusqu'à 24 000 cedis d'amende.
Accra, Ghana — Publié le 2 novembre 2026 à 07:36

Pendant des années, le premier réflexe d'un guichet d' était de tendre la carte d'identité vers le photocopieur. Banque, opérateur télécom, clinique, école : la même scène, des milliers de fois par jour. Depuis ce lundi 2 novembre, le geste est une infraction.
L'Autorité nationale d'identification (NIA) a annoncé dimanche 1er novembre le lancement de la répression à l'échelle du pays, par une force d'intervention dédiée à la vérification biométrique. Photocopier la Card, la scanner ou se contenter de la regarder pour valider une transaction est désormais passible de poursuites, sans exception. Les institutions doivent se raccorder à la plateforme de vérification de la NIA, par empreinte digitale ou photo en direct du titulaire.
Le barème est lourd. Une institution reconnue coupable s'expose à 500 à 2 000 unités de pénalité, soit 6 000 à sur la base de l'unité. Un particulier risque 600 à . Le ministre de l'Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak, avait fixé le 2 novembre comme date butoir lors d'un point de presse à Accra en juillet, en parlant d'un délai de trois mois pour acheter les équipements et former le personnel. Il avait aussi évoqué des suspensions d'accès à la plateforme et, dans certains cas, des retraits de licence.
Le directeur de la NIA, Wisdom Yayra Koku Deku, a de son côté annoncé que la force serait menée avec la police. Les inscriptions des institutions ont ouvert le 27 juillet. Combien ont réellement fait le saut ? Aucun chiffre de raccordement ne figure dans les annonces connues.
L'enjeu dépasse la paperasse. Une photocopie traîne dans un tiroir, un dossier, un téléphone, et peut resservir à l'insu de son titulaire. Le Ghana parie sur le contrôle biométrique pour fermer cette porte.
Reste la question des guichets éloignés, sans réseau fiable ni lecteur d'empreintes : quand la carte devient la clé de tout, qui garantit que la serrure est accessible à tous ?
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