Le Bureau politique du plus vieux parti ivoirien devait se tenir samedi. Il a été annulé la veille d'un verdict que personne, au sommet du parti, ne semblait attendre sereinement.
Publie le 27 juillet 2026 à 16:19 - mis a jour le 27 juillet 2026 à 20:28

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Une réunion ,vingt ans d'histoire commune et une annulation, la veille d'un verdict judiciaire redouté.
Le 23 juillet, la vingtième réunion du Bureau politique du PDCI-RDA, prévue le lendemain, a été annulée . Officiellement à cause du décès de l'ancien ministre Émile Constant Bombet, vice-président du parti. C'est ce que rapporte Afrik Soir. Mais dans les couloirs du plus vieux parti politique de Côte d'Ivoire, une autre explication circule : la pression judiciaire qui pèse sur Tidjane Thiam.
Jeune Afrique va plus loin. Le média évoque un conseiller spécial du patronat russe, radié du parti de Laurent Gbagbo en mai dernier, qui préparerait depuis Moscou la création d'une nouvelle formation politique. KOACI, qui suit le dossier depuis plusieurs semaines, rappelle que la santé politique du PDCI inquiète jusque dans sa diaspora installée en France.
Depuis la mort d'Henri Konan Bédié, le PDCI n'a jamais retrouvé une ligne claire. Chaque échéance judiciaire, chaque réunion reportée, ravive les mêmes questions. Qui dirige vraiment le parti ? Qui décide de son avenir ?
Ce n'est pas qu'une affaire ivoirienne. Partout sur le continent, les partis historiques peinent à survivre à leurs fondateurs. La question de la succession révèle toujours la même fragilité institutionnelle, celle de partis construits autour d'un homme plutôt que d'une idée.
Le PDCI survivra-t-il à ses propres divisions avant même de savoir qui l'incarnera demain ?
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