Le dispositif gouvernemental destiné aux 15-40 ans revendique plus de 174 000 inscrits et 69 000 cartes activement utilisées. Entre succès d'adoption et vraie utilité au quotidien, le compte n'est pas encore tout à fait bon.
Publie le 19 juillet 2026 à 22:48 - mis a jour le 17 août 2026 à 14:44

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174 000 jeunes inscrits,69 000 cartes réellement utilisées via l'application mobile.
Deux chiffres, et déjà un écart qui interroge.
La Carte Jeunes, ce dispositif national destiné aux Ivoiriens de 15 à 40 ans détenteurs d'une carte nationale d'identité, se veut la porte d'entrée vers des avantages concrets : réductions, accès facilité à certains services publics, visibilité pour les jeunes entrepreneurs.
Le bilan publié par le gouvernement, repris sur son portail officiel, met en avant l'ampleur des inscriptions depuis le lancement du programme.
Mais entre s'inscrire et utiliser réellement l'outil au quotidien, il y a un monde. Moins de 40 % des inscrits activent concrètement leur carte, un ratio qui pose la question classique de tous les dispositifs numériques publics africains. l'inscription est facile, l'appropriation beaucoup moins.
La jeunesse ivoirienne, comme celle du reste du continent, n'a plus de patience pour les programmes qui existent surtout sur le papier. Une carte qui ouvre de vraies portes, ce n'est pas la même chose qu'une carte qu'on montre en photo de profil.
La Côte d'Ivoire n'est pas seule à tester ce type de dispositif. Le Sénégal, le Rwanda et d'autres ont leurs propres versions de la carte jeune numérique, avec des taux d'usage très inégaux. Ce qui distinguera la Carte Jeunes ivoirienne, ce sera sa capacité à passer du symbole politique à l'outil du quotidien.
Si vous aviez cette carte en poche aujourd'hui, à quoi voudriez-vous vraiment qu'elle vous serve ?
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