Premier producteur mondial de noix de cajou, la Côte d'Ivoire doit désormais soigner un verger vieillissant. L'OIA Anacarde lance une campagne de réhabilitation des plantations denses.
Publie le 22 juillet 2026 à 22:32 - mis a jour le 6 septembre 2026 à 03:32

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Un million de tonnes. C'est ce que la Côte d'Ivoire produit chaque année en noix de cajou, un record mondial que peu de pays osent lui disputer. Mais un verger qui vieillit ne se contente pas de battre des records, il finit par s'épuiser.
C'est le constat que dresse l'Organisation interprofessionnelle de l'anacarde (OIA), qui vient de lancer sa campagne de réhabilitation des vergers denses, selon les informations relayées par Abidjan.net. L'objectif : remplacer des plantations vieilles de plusieurs décennies par des variétés plus productives, mieux armées face aux maladies et au changement climatique qui bouscule déjà le calendrier des récoltes dans le nord du pays.
La Côte d'Ivoire vend de l'anacarde brute depuis trente ans. Si elle ne transforme pas davantage sur place et ne modernise pas son verger, elle risque de perdre le terrain gagné face à des concurrents comme le Cambodge ou la Guinée-Bissau, qui montent en gamme plus vite qu'elle.
Derrière les chiffres, il y a des producteurs de Korhogo ou de Bondoukou qui replantent avec l'espoir de voir leurs enfants vivre mieux de la même terre. C'est tout l'enjeu d'une Afrique qui veut sortir du rôle de simple fournisseur de matière première.
Alors, la question qui compte vraiment : est-ce que cette réhabilitation ira jusqu'au bout, ou restera-t-elle un énième programme annoncé sans suivi sur le terrain ? Les paysans ivoiriens, eux, attendent des actes plus que des discours.
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