Des bonbonnes remplies en douce, un marché parallèle qui prospère, et un risque d'explosion que les familles ignorent souvent. L'État ivoirien serre la vis.
Publie le 21 juillet 2026 à 15:55 - mis a jour le 19 août 2026 à 00:40

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Une bonbonne de gaz mal remplie peut coûter une vie. C'est ce risque, discret mais bien réel dans les cuisines ivoiriennes, que le gouvernement dit vouloir combattre en intensifiant sa traque contre le transvasement illégal du gaz butane.
Le transvasement, c'est cette pratique qui consiste à transférer du gaz d'une bonbonne à une autre en dehors des circuits agréés, souvent dans des conditions dangereuses et sans contrôle de qualité. D'après les autorités citées par Abidjan.net, l'opération se poursuit sur l'ensemble du territoire national, avec pour objectif de démanteler les réseaux qui alimentent ce marché parallèle.
On parle ici d'un produit que des millions de foyers ivoiriens utilisent chaque jour pour cuisiner. Un produit subventionné, dont le prix artificiellement bas attire justement les fraudeurs qui le détournent vers des circuits informels et le revendent plus cher, ou dans des conditions non sécurisées.
Ce n'est pas qu'une affaire de police. C'est un test de la capacité de l'État à protéger ses citoyens des marchés gris qui prolifèrent partout où une subvention crée une opportunité. Et la Côte d'Ivoire n'est pas seule dans ce cas : plusieurs pays de la sous-région font face au même dilemme entre soutien au pouvoir d'achat et fuite des ressources publiques.
Est-ce qu'on résout ce genre de fraude par la répression, ou faut-il d'abord revoir le système de subvention lui-même ? La question mérite d'être posée, ouvertement, avant le prochain accident.
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