Ebola au Nigeria
Ebola à Abuja : la patiente est une Suissesse qui n'a jamais approché la RDC
Berne a précisé vendredi que la malade d'Abuja est l'épouse d'un employé de son ambassade, probablement contaminée en Ouganda. Le Nigeria devient le quatrième pays touché par la souche Bundibugyo, contre laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique.
Abuja — Publié le 24 octobre 2026 à 06:39

Elle n'a jamais mis les pieds en , et pourtant le virus l'a trouvée à . La malade qui a fait entrer Ebola au est suisse.
Le ministère suisse des Affaires étrangères l'a précisé vendredi 23 octobre, selon Channels Television et Vanguard : la patiente est l'épouse d'un membre du personnel de l'ambassade de Suisse.
Le couple s'était rendu en il y a environ deux semaines, et c'est là que la contamination aurait eu lieu. Hospitalisée depuis une semaine environ dans une clinique privée de la capitale, la femme présente des symptômes. Son mari est isolé, sans signe de maladie. Les vingt-cinq autres employés de l'ambassade, huit Suisses et dix-sept Nigérians, n'ont pas à s'isoler après consultation du ministère nigérian de la Santé et de l'OMS. Berne n'exclut pas un rapatriement.
Le Nigeria avait annoncé mardi son premier cas depuis plus de dix ans, la souche Bundibugyo étant confirmée mercredi. Le ministre de la Santé, Muhammad Pate, assure que les autorités font « tout leur possible » pour contenir le cas en retraçant les contacts, rapporte Al Jazeera. Quarante-quatre personnes sont suivies. Contre cette souche, il n'existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique.
Ce détail de nationalité change la lecture. Le premier récit parlait d'une femme arrivée d'Ouganda par avion. Il s'agit en réalité d'un virus qui voyage avec la mobilité des ambassades, des vols de ligne et des cliniques privées, loin des routes que les ministères surveillent d'ordinaire.
Le Nigeria est le quatrième pays touché par cette épidémie née en mai dans le nord-est de la RDC, après la RDC, l'Ouganda et le . Selon l'OMS, elle dépasse 9 700 cas confirmés et 4 690 décès au 20 octobre. Le Kenya compte neuf cas dans un même foyer, et 134 de ses 135 contacts sont tracés, d'après son ministère de la Santé.
La sécurité sanitaire de l'Afrique de 2050 se jouera dans ce genre de détail : un test rapide à l'aéroport d'Abuja, un traçage bouclé en deux jours. Sans vaccin, la vitesse reste notre seul rempart. Saura-t-on la tenir ?
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