Migration irrégulière
Sénégal : 378 candidats à l'émigration interpellés en trois jours dans la région de Fatick
La gendarmerie a stoppé 378 personnes prêtes à embarquer entre le 20 et le 22 octobre autour de Niodior, Bassoul et Foundiougne. Pendant ce temps, 211 personnes parties du Sénégal étaient secourues au large d'El Hierro, aux Canaries.
Fatick — Publié le 24 octobre 2026 à 07:04

Cent deux candidats au départ, abandonnés sur une île en attendant une pirogue. Voilà ce qu'a trouvé une patrouille fluviale de la gendarmerie sénégalaise dans la région de Fatick.
Entre le 20 et le 22 octobre, trois opérations ont conduit à l'interpellation de 378 personnes, rapporte l'agence APA. À Niodior, 47 personnes ont été arrêtées du 20 au 21 octobre.
Jeudi vers 16 h 30, 208 autres l'ont été au bolong de l'Iranne, sur l'île de Bassoul. Puis la brigade de Foundiougne et la Marine nationale ont intercepté 21 personnes sur une pirogue, signalée par le commandant de l'aire marine protégée de Gandoul, avant de découvrir les 102 autres. Les forces ont aussi saisi des pirogues, des moteurs hors-bord et 5 800 litres de carburant. Les enquêtes cherchent à identifier les organisateurs.
Ces arrestations suivent un autre épisode. Le 20 octobre, 171 candidats au départ ont été secourus à Pilote Bar, près de , après l'échouement de leur pirogue partie de le 15 octobre à destination de l'Espagne. Sept ont été évacués à l'hôpital régional, sans décès signalé.
Les routes, elles, n'ont pas fermé. Selon Seneweb, 416 migrants ont été secourus vendredi au large d'El Hierro, aux Canaries : 211 partis du sur deux embarcations, et 205 d'une pirogue gambienne, dont douze femmes et neuf mineurs. Le journal Le Témoin, cité par la revue de presse de SenePlus, signale par ailleurs une initiative réunissant quatre pays à pour une réponse coordonnée.
Arrêter 378 personnes en trois jours dit l'ampleur du phénomène plus que sa solution. Une pirogue saisie se remplace, l'espoir qui pousse à embarquer beaucoup moins. Quel emploi, quelle formation, quelle terre proposera-t-on, en 2050, à ceux que l'on retient aujourd'hui sur le sable ?
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