Ebola
Ebola : l'Arabie saoudite ferme sa porte aux voyageurs du Kenya, Nairobi proteste
Riyad interdit l'entrée aux voyageurs venus du Kenya et suspend les visas. Nairobi dénonce une mesure « disproportionnée » et affirme que le foyer est circonscrit.
Nairobi — Publié le 1 novembre 2026 à 06:30

Cent trente-cinq contacts identifiés, cent pour cent suivis : le met ses chiffres sur la table pour répondre à une porte qui se ferme à Riyad.
L'Arabie saoudite a interdit l'entrée aux voyageurs arrivant directement du Kenya, ainsi qu'à ceux qui y ont séjourné ou qui ont séjourné dans un pays signalant Ebola au cours des vingt et un derniers jours. Les visas destinés aux Kényans sont suspendus, tout comme les déplacements de Saoudiens vers le Kenya. Des restrictions comparables visent déjà la , l' et le .
Vendredi, le ministère kényan des Affaires étrangères a adressé une note diplomatique qualifiant ces mesures de « disproportionnées » et « non soutenues par des preuves scientifiques ». demande un réexamen, une notification à l'Organisation mondiale de la santé dans un délai de quarante-huit heures et un briefing technique avec les autorités saoudiennes. Les pèlerins, les travailleurs, les étudiants, le commerce et le tourisme sont cités parmi les secteurs touchés, sans chiffres.
Le ministre de la Santé, Aden Duale, a détaillé samedi la situation. Aucune nouvelle infection depuis le 19 octobre, aucune transmission hors du foyer initial, 118 contacts en quarantaine et 20 déjà libérés. Sept patients sont en soins et s'améliorent ; leur sortie est attendue mardi 3 novembre si le second test est négatif.
Le bilan des cas confirmés varie selon les documents : huit ou neuf, dont deux décès. « Ce que nous demandons à la communauté internationale, c'est du soutien et de la collaboration, pas de la condamnation », a-t-il déclaré.
Le Kenya dit aussi saisir le Centre africain de contrôle des maladies. À titre de comparaison, la RDC compte plus de 10 000 cas confirmés. Riyad n'a, à ce stade, publié aucune réaction dans les documents consultés.
Un pays qui déclare vite son cas et le suit de près se retrouve puni comme celui qui le cache. Qui osera encore alerter si la transparence se paie par la quarantaine commerciale ?
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