Justice ghanéenne
Ghana : le personnel de la justice annonce une grève illimitée dès lundi
La JUSAG réclame la révision salariale 2026 et le paiement des arriérés de janvier à octobre. Elle demande aux justiciables de ne pas se présenter aux audiences du lundi.
Accra — Publié le 1 novembre 2026 à 06:59

« Nous avons été patients, raisonnables, nous avons fait un effort supplémentaire, et notre patience a été prise pour acquise. » Abdulai Yakubu, secrétaire général de l'association du personnel du service judiciaire du , la JUSAG, a lancé cette phrase vendredi à en annonçant une grève nationale illimitée à partir du lundi 2 novembre.
Le syndicat demande trois choses : l'approbation par la présidence des recommandations du Conseil judiciaire sur la révision salariale 2026, le paiement des salaires révisés dès novembre et le règlement des arriérés de janvier à octobre. Il s'appuie sur l'article 149 de la Constitution et sur un règlement de 2025, qui prévoient une révision annuelle. Aucun montant n'est avancé.
La chronologie donnée par la JUSAG est longue : proposition déposée en décembre 2025, courrier au Conseil judiciaire en janvier, relance en septembre, avis de grève à la Commission nationale du travail le 23 octobre. Le 26 octobre, cette commission a demandé au ministère de l'Emploi de réunir les parties. Celui-ci a fixé une réunion au 3 novembre, soit après le début de la grève, quand la commission attend un retour des parties le 6. Le syndicat juge ce calendrier « profondément regrettable ».
Le ministère des Finances a proposé de payer les arriérés en trois tranches, sans date. La JUSAG dit n'avoir pas été consultée et rejette l'offre. Elle affirme aussi que le chef de cabinet de la présidence avait promis un traitement accéléré lors d'une conférence à , ce que ni la présidence ni le gouvernement n'ont commenté à ce stade.
Les consignes sont précises : greffes fermés, aucun greffier dans les salles d'audience, chauffeurs priés de rendre les véhicules officiels, agents de sécurité maintenus. Les usagers convoqués lundi sont invités à rester chez eux.
Quand une justice s'arrête pour une question de salaires, ce sont d'abord les détenus en attente et les plaignants qui paient. Combien de temps un pays peut-il tenir sans tribunaux ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…