Sécurité
Épervier 12 : la police ivoirienne relance son opération anticriminalité avant les fêtes
Lancée à Bouaké par le ministre de l'Intérieur, la 12e édition d'Épervier se décline dans les régions avec des patrouilles, des fumoirs visés et des motos immobilisées. Le bilan chiffré de l'édition précédente reste, lui, introuvable.
Bouaké — Publié le 1 novembre 2026 à 06:12

Vingt et une motos immobilisées faute de papiers, deux jeux de casino découverts, trente-cinq personnes interpellées : voilà le premier tableau d'Épervier 12, à Adzopé, avant même que l'opération ait fini de s'installer.
Le général Vagondo Diomandé, ministre d'État chargé de l'Intérieur et de la Sécurité, a lancé à la 12e édition de cette opération pilotée par la Police nationale, avec la Gendarmerie et les forces armées. Elle vise « toutes les formes de criminalité » : banditisme organisé, trafic et consommation de drogue, délinquance juvénile, incivisme routier. « La sécurité est une responsabilité collective », a dit le ministre, qui voit en Bouaké une ville « cosmopolite » et stratégique, carrefour économique et commercial.
Dans les régions, les déclinaisons s'enchaînent. À , le préfet de région Kouakou Yao Dinard a demandé aux forces de sécurité « rigueur et professionnalisme » et aux habitants de signaler l'orpaillage illégal. Le commissaire divisionnaire Dally Seikpa y a rappelé le bilan de l'édition précédente pour le Woroba : dix-huit personnes déférées pour détention de drogue, quatorze fumoirs détruits, 1 272 motocyclistes verbalisés pour non-port du casque.
À Duékoué, le commissaire Issouf Ouattara promet une phase plus offensive : démantèlement des points de deal, ciblage des vendeurs et des financiers, coordination avec le parquet pour que chaque interpellation débouche sur un déferrement. « La répression sera rapide et exemplaire », a-t-il averti.
À Guiglo, l'administration associe chefs coutumiers, jeunes et associations de femmes.
Épervier existe depuis mai 2016.Les personnes interpellées restent présumées innocentes tant qu'un juge ne s'est pas prononcé.
Une opération annuelle rassure avant les fêtes, mais elle se mesure en mois, pas en semaines : que reste-t-il de la sécurité à Bouaké en février ?
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