Le Premier ministre Abiy Ahmed a inspecté un chantier routier présenté comme un symbole du pari infrastructurel éthiopien, porté par le tourisme et l'industrialisation.
Publie le 22 juillet 2026 à 21:16 - mis a jour le 10 août 2026 à 09:36

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Une route, mais pas n'importe laquelle. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a inspecté en personne l'avancement du projet routier Chano-Chencha, présenté comme un jalon de la stratégie de transformation infrastructurelle du pays, selon des informations relayées par l'Agence de presse éthiopienne via AllAfrica.
L'Éthiopie affiche depuis plusieurs années l'une des croissances économiques les plus soutenues du continent, portée notamment par de vastes chantiers d'infrastructure destinés à désenclaver des régions entières et à soutenir le développement du tourisme intérieur et extérieur.
Dans un pays qui a longtemps souffert d'un réseau routier insuffisant pour connecter ses régions montagneuses, chaque kilomètre de route bitumée pèse directement sur l'accès aux marchés, aux écoles et aux hôpitaux pour des millions d'Éthiopiens ruraux. L'infrastructure n'est jamais neutre, elle redessine qui a accès à quoi.
Cette visite présidentielle sur le terrain, très mise en scène, rappelle aussi une réalité politique : l'Éthiopie sort à peine de plusieurs années de tensions internes graves, et chaque symbole de reconstruction compte pour l'image du pouvoir fédéral.
Alors une question qui dépasse ce seul chantier : l'Éthiopie parvient-elle à transformer sa croissance économique spectaculaire en bénéfices tangibles pour les populations rurales les plus reculées, ou ce chantier restera-t-il, comme d'autres avant lui, une vitrine pour visiteurs officiels ?
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