Une seule santé
Faune sauvage : la Côte d'Ivoire renforce sa surveillance des zoonoses
À Grand-Bassam, un atelier de trois jours du projet ZOOSURSY forme à la détection précoce des maladies transmises par les animaux sauvages, alors qu'Ebola frappe l'est de la RDC.
Grand-Bassam — Publié le 4 novembre 2026 à 09:45

Ebola, Marburg, Mpox : trois noms qui, ces dernières années, ont fait trembler l'Afrique. Tous trois peuvent passer de la faune sauvage à l'humain. C'est pour mieux les détecter que la a ouvert lundi 2 novembre, à Grand-Bassam, un atelier de formation de trois jours, jusqu'au 4 novembre.
Il s'inscrit dans le projet ZOOSURSY, financé par l'Union européenne, avec l'appui technique de l'Organisation mondiale de la santé animale. L'atelier introduit WildEpi, un outil de suivi épidémiologique de la faune, et suit l'approche « Une seule santé », qui lie la santé des humains, des animaux et de l'environnement.
Le docteur Kallo Vessaly, directeur des Services vétérinaires et du Bien-être animal, représentait le ministre Sidi Touré. Il a insisté sur la détection rapide. La docteure Yacinthe Guigma, coordinatrice régionale du projet pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a reconnu que « des efforts supplémentaires restent nécessaires » pour surveiller la faune, vecteur possible de ces virus.
La liste des maladies visées est longue : grippe aviaire, Ebola, fièvre de la vallée du Rift, Marburg, rage, tuberculose bovine et Mpox. Le nombre de participants n'a pas été communiqué.
Le moment n'a rien d'anodin. En , une épidémie d'Ebola dépasse désormais les 10 000 cas et fait craindre une propagation. Les forêts, les marchés et les frontières ivoiriennes n'ont pas de barrière naturelle face à un virus qui voyage.
Former des vétérinaires est un premier pas. Détecter vite exige aussi des laboratoires, des véhicules, des alertes qui remontent des villages jusqu'à . À quelle vitesse l'information circulera-t-elle le jour où il faudra vraiment l'utiliser ?
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