Padel et Elle à Abidjan : sport, témoignages et défi contre l’évitement du diagnostic
Organisée dans le cadre d’Octobre Rose, la rencontre a mêlé pratique sportive et témoignages pour combattre la peur du diagnostic et encourager les femmes à connaître leur corps. C’est une autre façon d’aborder la prévention en Afrique.
Publié le 26 octobre 2026 à 13:20
Contenu réalisé en partenariat

, 25 octobre 2026. Le sport peut aussi être un moyen de sensibiliser et de libérer la parole sur des questions de santé. C’est dans cette dynamique que s’est tenu, au Sofitel Hôtel Ivoire, l’événement « Padel et Elles », organisé dans le cadre d’Octobre Rose par l’Atelier de la docteure Cécilia.
La rencontre a rassemblé plusieurs personnalités, dont Malika Zigui, ainsi que des professionnels de santé et des participantes autour de la prévention du cancer du sein. Au fil des échanges, la docteure Cécilia a insisté sur l’importance, pour les femmes, de connaître leur corps et de rester attentives aux changements inhabituels. La découverte d’une boule dans le sein ou toute modification suspecte doit notamment conduire à consulter un professionnel de santé.
La peur du dépistage a également occupé une place importante dans les discussions. Le docteur Adrian a souligné que certaines femmes redoutent de connaître leur état de santé, par crainte d’un diagnostic positif. Une appréhension qui peut retarder la consultation et compromettre une prise en charge rapide. L’expression « Gaou vit à l’aise », évoquée au cours des échanges, a illustré cette tendance à préférer l’ignorance face à une réalité redoutée.
Au-delà de la pratique sportive, « Padel et Elles » a ainsi mis en lumière la nécessité de mieux informer les femmes, de lever les réticences face au dépistage et de favoriser une prise en charge précoce. Un message essentiel dans la lutte contre le cancer du sein, où l’information et l'accès aux soins demeurent déterminants.
Cette sensibilisation compte pour l’Afrique parce que la lutte contre le cancer du sein ne repose pas uniquement sur les médecins et les hôpitaux. L’information, le dépistage précoce et la capacité des femmes à consulter rapidement jouent aussi un rôle essentiel.
Mais si connaître son corps peut sauver des vies, combien de femmes en Afrique attendent encore avant de consulter parce qu’elles ont peur de découvrir la vérité ?
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