Politique gabonaise
Gabon : Oligui Nguema reçoit la direction du PDG, ses rivaux contestent la délégation
Le chef de l'État se dit prêt à soutenir le congrès de l'ex-parti unique prévu fin novembre. Ali Akbar Onanga Y'Obegue, qui dispute la légitimité de la direction, affirme que des postes ont été promis, ce que la présidence ne confirme pas.
Libreville — Publié le 1 novembre 2026 à 06:57

Deux directions pour un même parti, une seule porte de palais. Vendredi, à , le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu le directoire de l'ancien parti unique, conduit par Blaise Louembé, et s'est dit prêt à soutenir son prochain congrès, fixé du 27 au 29 novembre.
Selon le communiqué de la présidence, « les divergences politiques ne sauraient constituer un obstacle au rassemblement des Gabonais ». L'audience a porté sur la reconnaissance du parti envers le chef de l'État, des doléances et le soutien à sa vision. Sur les « biens dits mal acquis », le président a estimé qu'une part du produit d'éventuelles ventes devrait aussi bénéficier aux jeunes Gabonais, et pas seulement à l'État français.
La contestation est immédiate. Ali Akbar Onanga Y'Obegue, secrétaire général du PDG nommé par Ali Bongo, ne reconnaît pas la légitimité de la délégation. Il affirme, d'après un compte rendu qui circule, que le chef de l'État s'est engagé à mieux représenter les cadres du parti dans les nominations. « La promesse est d'ailleurs bien tardive : depuis trois ans, ces cadres ont été écartés un à un », dit-il. Il relie cette ouverture à l'appel au rassemblement lancé le 20 octobre par Ali Bongo Ondimba.
Anges Kevin Nzigou, président du FDS, a lancé de son côté que « le Palais présidentiel n'est pas une annexe du PDG ». Une critique, non une information vérifiée, sur l'image de militants en tenue de parti au palais. Blaise Louembé n'a pas réagi au-delà du communiqué.
Le PDG se retrouve ainsi avec deux légitimités qui s'affrontent avant un congrès. Pour un pouvoir issu d'un coup d'État en 2023 puis élu en avril 2025, ménager l'ancien parti unique est un pari. Qui a besoin de qui : le président du PDG, ou le PDG du président ?
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