Le president Mahama ordonne l'ouverture de six stations de transfert de dechets, construites il y a neuf ans mais jamais utilisees, pour accelerer le nettoyage post-inondations a Accra.

Six stations de transfert de déchets. Construites il y a neuf ans. Jamais utilisées jusque-là. Il aura fallu des inondations historiques pour qu'Accra les rouvre enfin.
Le président John Dramani Mahama a ordonné à l'entreprise Zoomlion Ghana Limited d'ouvrir immédiatement six stations de transfert dans la région du Grand Accra afin d'accélérer l'évacuation des ordures après les récentes inondations, rapporte GBC Ghana Online. S'exprimant à Alajo samedi 11 juillet lors de l'Exercice national de nettoyage, le président a précisé que les stations d'Achimota, Teshie, Kpone, Ashaiman, Pantang et Adipa avaient été construites il y a neuf ans mais n'avaient jamais été mises en service.
Citinewsroom rapporte que le président Mahama a déclaré les 10 et 11 juillet Journées nationales de nettoyage général dans les sept régions touchées par les inondations dévastatrices du 29 juin, qui ont fait environ 13 morts et détruit plus de 7 000 foyers. Africanews, dans sa couverture initiale du drame, précisait qu'au moins 12 personnes étaient mortes et que près de 500 autres avaient été secourues, avec près de 39 000 personnes déplacées après des précipitations record de 593,2 millimètres enregistrées en juin, le niveau le plus élevé jamais mesuré dans le pays sur un seul mois.
Pour les habitants d'Accra qui ont vu leurs quartiers submergés puis jonchés de débris pendant des jours, cette réouverture tardive de stations flambant neuves mais laissées à l'abandon symbolise une défaillance de gestion urbaine antérieure aux pluies elles-mêmes.
Ce n'est pas qu'une réponse d'urgence à une catastrophe naturelle. C'est la révélation qu'une partie du désastre était évitable, faute d'avoir simplement activé des infrastructures déjà existantes.
Un Ghana urbain en 2050 devra avoir mis fin à ce paradoxe d'infrastructures construites puis abandonnées, au profit d'une gestion continue des déchets et du drainage urbain.
Cette réouverture des stations de transfert préviendra-t-elle de nouvelles inondations catastrophiques à Accra, ou le prochain épisode pluvieux record révélera-t-il d'autres négligences accumulées depuis des années ?
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Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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