Finance et blanchiment
La Côte d'Ivoire quitte la liste grise du GAFI après vingt-quatre mois de réformes
Le Groupe d'action financière a formellement retiré la Côte d'Ivoire de sa liste de surveillance renforcée, vendredi à Paris. Le gouvernement promet un meilleur climat des affaires, sans chiffrer les retombées.
Paris — Publié le 31 octobre 2026 à 05:50

Vingt-quatre mois, presque jour pour jour. Inscrite sur la liste grise du Groupe d'action financière le 25 octobre 2024, la en est sortie ce vendredi 30 octobre, à l'issue de la plénière de l'organisme à Paris.
C'est le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, qui l'a annoncé à la sortie de la réunion : « la réunion plénière a décidé, de façon formelle, que la Côte d'Ivoire sort de la liste grise ». Il a aussitôt tempéré l'enthousiasme. Cette sortie, a-t-il dit, « n'est pas une fin en soi », mais un appel à faire davantage et à consolider les acquis.
Le gouvernement attribue le résultat aux orientations du président Alassane Ouattara et à des réformes institutionnelles, législatives, réglementaires et opérationnelles contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et celui de la prolifération des armes.
Le ministre a remercié le Premier ministre, le vice-Premier ministre, les partenaires techniques et financiers et le secteur privé.
Le calendrier a pesé. En juin 2026, le GAFI avait jugé le plan d'action « substantiellement achevé », ce qui avait ouvert la voie à une évaluation sur place. Les autorités comparent ces vingt-quatre mois aux trois ans environ qu'auraient mis d'autres pays africains sortis de la liste depuis 2024.
Ce que la sortie change, c'est d'abord une image. Le gouvernement annonce un risque réputationnel réduit, des transactions facilitées pour les populations comme pour les opérateurs, un meilleur climat des affaires. Aucun chiffre n'accompagne ces promesses. Banquiers, économistes et société civile ne se sont pas encore exprimés.
On quitte une liste une fois, mais la vigilance sur les circuits d'argent sale ne s'arrête pas à la porte d'une plénière. Dans deux ans, à quoi mesurera-t-on que les réformes ont changé les pratiques, et pas seulement les textes ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…