Sécurité
Des attaques contre des camps de civils dans la région de Ménaka ont fait au moins 48 morts, selon Reuters. Les bilans restent anonymes et non vérifiés.
Ménaka — Publié le 22 octobre 2026 à 10:41

Le bilan s'alourdit, et le flou demeure. Selon Reuters, relayé par TimesLIVE, au moins 48 civils ont été tués dans des attaques survenues le week-end des 17 et 18 octobre dans la région de Ménaka, au nord-est du Mali. Quatre sources avancent des chiffres allant de 48 à plus de 70 morts, un bilan non arrêté mardi. Africanews, citant l'agence AP, parlait d'abord de plus de 40 civils tués.
Les assaillants, arrivés à moto, ont visé des camps abritant surtout des Daoussahak. Cinq localités au moins sont touchées : maisons incendiées, bétail volé, victimes mortes dans les incendies ou abattues. Des centaines de civils se sont réfugiés à Ménaka. Le bureau exécutif de la communauté Daoussahak accuse l'État islamique, et les sources citées désignent l'État islamique Sahel, qui n'a pas revendiqué.
Le mobile avancé est celui de représailles. Un élu municipal affirme que la milice MSA, qui accompagnait l'armée malienne et l'Africa Corps, a « tué une douzaine de personnes, incendié des maisons et volé d'autres biens ». Une source sécuritaire à Gao dit à AP que l'attaque répondait à des opérations militaires récentes et à des attaques de la milice MSA. L'armée malienne parle de frappes samedi, à environ 65 kilomètres au sud-ouest de Ménaka, sur une « base majeure abritant plusieurs éléments terroristes ».
Le porte-parole militaire et l'ambassade de Russie n'ont pas répondu à Reuters. Human Rights Watch accuse l'armée et ses alliés russes de frappes de drones « apparemment indiscriminées ».
Tout cela repose sur des sources anonymes, sans vérification indépendante. C'est le propre des zones où la presse ne peut pas circuler librement.
Pour 2050, le Sahel pose une question simple : comment protéger des populations quand tous les acteurs armés, étatiques, miliciens et jihadistes, sont accusés d'abus ? Sans justice ni accès pour les enquêteurs, la violence se nourrit d'elle-même.
Comment documenter la guerre quand l'accès est interdit aux journalistes ?
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