Enseignement supérieur
Mali : les enseignants-chercheurs en grève pour une prime réclamée depuis 2016
Depuis le 26 octobre, le syndicat des enseignants-chercheurs paralyse une partie des universités maliennes. Il réclame l'application d'une prime prévue par un décret de 2017 et menace d'étendre la grève en novembre.
Bamako — Publié le 31 octobre 2026 à 07:59

Un décret signé en 2017, une prime que le syndicat dit n'avoir jamais vue, et des amphithéâtres qui se vident. Depuis lundi 26 octobre, les enseignants-chercheurs du supérieur malien sont en grève.
Le syndicat, dirigé par le docteur Oumar Coulibaly, a observé une grève de 120 heures, jusqu'à vendredi. Son préavis avait été déposé le 1er octobre, après un point de presse tenu à le 20. Sa revendication tient en trois verbes : fixer le montant de la prime de recherche, appliquer le texte, payer les rappels.
Cette prime est prévue à l'article 34 du décret du 9 octobre 2017. Le syndicat la chiffre à par mois et par enseignant-chercheur, réclamée depuis 2016. Il estime l'arriéré à plus de .
L'ampleur de la mobilisation fait débat. Le syndicat avance que 80 à 100 % des établissements sont touchés. Certains chercheurs jugent ces chiffres crédibles, d'autres les trouvent exagérés. Aucun bilan officiel n'a été communiqué, et le gouvernement n'a pas détaillé sa réponse à ce stade.
Le syndicat prévient qu'il renouvellera son mot d'ordre si rien ne bouge à l'issue des cinq jours, et menace d'étendre la grève en novembre. Aucune date de reprise n'a été annoncée.
Derrière la prime, c'est la place de la recherche qui est en jeu. Un pays dont l'avenir repose sur une jeunesse nombreuse ne peut pas se permettre d'user ceux qui forment ses ingénieurs, ses médecins et ses juristes.
Chaque semaine perdue à l'université pèse, des années plus tard, sur l'économie, l'administration et la capacité du pays à produire son propre savoir.
Le traverse des difficultés qui touchent aussi l'école primaire et secondaire, et le supérieur ne fait pas exception. La question dépasse la prime : quelle place un État accorde-t-il à ceux qui pensent son avenir ?
Et vous, que devrait-on payer en priorité : la salle de classe ou le laboratoire ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Reporter
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…