Le gouvernement nigérien affirme détenir une « documentation conséquente » impliquant la France dans les évènements survenus à la base aérienne 101. Le Nigeria, également visé par des rumeurs, dément tout soutien au putsch manqué.
Publie le 5 septembre 2026 à 12:51 - mis a jour le 5 septembre 2026 à 13:51

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Deux capitales pointées du doigt, une seule sans réponse officielle pour l'instant. Le gouvernement du Niger a accusé officiellement la France d'être « à la tête d'un vaste réseau de connivence » ayant soutenu la tentative de déstabilisation des 28 et 29 août 2026 à Niamey, centrée sur la base aérienne 101, selon Tchad Infos. Niamey affirme détenir une « documentation conséquente », mais admet, dans son propre communiqué, ne fournir « aucun élément matériel permettant de vérifier indépendamment ces accusations », tout en évoquant vaguement « certains de nos frères africains » qui auraient servi de relais, sans les nommer.
Au même moment, c'est le Nigeria qui se retrouve visé par une autre rumeur : celle d'un soutien de la CEDEAO, et donc d'Abuja, à cette même tentative de coup. Le ministre d'État nigérian aux Affaires étrangères, Sola Enikanolaiye, a publiquement démenti toute implication, rappelant selon Premium Times et l'agence Anadolu que son pays « ne soutient jamais l'illégalité ou un changement de gouvernement inconstitutionnel ».
La tentative avortée, écrasée par les forces fidèles au général Abdourahamane Tchiani avec l'appui du groupe Africa Corps, continue de produire des ondes de choc diplomatiques bien après son échec militaire. Chaque camp accuse, chaque camp dément. Et aucune enquête indépendante n'a pour l'instant confirmé la moindre de ces versions.
Cette bataille de communiqués illustre une région ouest-africaine où la méfiance entre voisins, et envers d'anciennes puissances tutélaires, se propage plus vite que les preuves. Une Afrique souveraine en 2050 devra apprendre à instruire ces dossiers devant ses propres juridictions plutôt que sur les réseaux et dans la presse.
Qui, de Niamey ou de ses accusés, acceptera un jour de rendre ces preuves publiques ?
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