La Chambre des représentants nigériane examine un rapport qui pourrait bouleverser l'architecture sécuritaire du pays le plus peuplé d'Afrique.
Publie le 23 juillet 2026 à 20:10 - mis a jour le 5 septembre 2026 à 22:31

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Un rapport, et déjà un vieux débat qui refait surface à Abuja. La Chambre des représentants du Nigeria a reçu cette semaine un rapport recommandant la création d'une police d'État, rapporte Punch Newspapers.
L'idée n'est pas nouvelle. Depuis des années, plusieurs gouverneurs réclament la possibilité de disposer de forces de police propres à leur État, face à une criminalité et un banditisme que la police fédérale, seule habilitée aujourd'hui, peine à contenir sur un territoire aussi vaste que le Nigeria.
Vanguard précise que les partisans de la réforme avancent l'exemple d'États comme Kaduna, où la gouvernance sécuritaire locale a montré des résultats jugés positifs sur la criminalité. Premium Times rappelle en revanche que les opposants craignent une instrumentalisation politique de ces polices d'État par des gouverneurs peu scrupuleux, dans un pays où les tensions communautaires restent vives.
Le Nigeria compte plus de 200 millions d'habitants répartis sur 36 États aux réalités sécuritaires radicalement différentes. Gérer Lagos et gérer le nord est du pays avec les mêmes forces, les mêmes moyens et la même chaîne de commandement, ça a montré ses limites depuis longtemps.
Une réforme de ce genre ne changerait pas seulement l'organigramme policier. Elle redessinerait l'équilibre entre pouvoir fédéral et pouvoir des États, dans la fédération la plus peuplée du continent.
Décentraliser la sécurité, est ce vraiment la rapprocher du citoyen, ou est ce ouvrir la porte à de nouvelles polices aux ordres des puissants locaux ?
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