Un projet pharaonique vient de franchir une étape décisive : les dirigeants ouest-africains ont approuvé le gazoduc reliant le Nigeria au Maroc, soutenu par la CEDEAO et des bailleurs internationaux.
Publie le 22 juillet 2026 à 22:31 - mis a jour le 12 août 2026 à 11:21

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250 milliards de dollars. C'est le montant validé par les dirigeants ouest-africains pour un projet qui, s'il aboutit, changera la carte énergétique du continent : le gazoduc reliant le Nigeria au Maroc, en passant par la Mauritanie et le Sénégal, selon les informations rapportées par OkayAfrica.
Le projet sera construit par phases, en commençant par le tronçon Maroc-Mauritanie-Sénégal, avec le soutien de la CEDEAO, de la Banque islamique de développement et du Fonds de l'OPEP pour le développement international. L'ambition : connecter le gaz naturel nigérian à toute la côte atlantique, pour l'électricité, les engrais et l'industrie.
Pendant des décennies, l'énergie africaine a surtout servi à alimenter des marchés extérieurs, l'Europe en premier lieu. Ce pipeline, lui, promet de connecter des pays africains entre eux avant tout. C'est un changement de logique, pas seulement d'infrastructure.
Reste à savoir si les délais tiendront. Les grands projets énergétiques ouest-africains ont une longue habitude des annonces retardées de plusieurs années, voire de décennies, pour des raisons de financement ou de sécurité le long des tracés.
Alors la question à garder en tête d'ici la prochaine étape : ce gazoduc arrivera-t-il un jour jusqu'au Nigeria, ou restera-t-il, comme tant d'autres projets continentaux, une carte magnifique sur le papier des sommets régionaux ?
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