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Le bilan de l'epidemie d'Ebola en RDC atteint 438 morts, alors que Ramaphosa et l'Africa CDC mobilisent 1,5 milliard de dollars.
Publié le 13 juillet 2026 à 15:31 UTC+0

Quelques jours après une attaque armée contre un centre d'isolement à Butembo, un autre chiffre s'impose : 438 morts. Et, pour une fois, une mobilisation financière à la hauteur du désastre.
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo a fait plus de 400 morts selon un dernier bilan, rapporte Le Devoir, un chiffre qui continue de s'étendre avec un cas récemment confirmé à Kisangani. La Presse précise qu'au total, 438 morts et 1 406 cas ont été recensés dans le pays, soit un taux de létalité de 31,2 %. La dix-septième épidémie officiellement déclarée dans le pays le 15 mai est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement homologué.
France 24 rapporte la visite à Kinshasa du président sud-africain Cyril Ramaphosa, accompagné du directeur de l'agence sanitaire de l'Union africaine Africa CDC, Jean Kaseya, pour réaffirmer le soutien de Pretoria face à l'épidémie. Un milliard et demi de dollars ont été mobilisés par les partenaires internationaux et les nations africaines, dont cent millions de dollars par les États du continent eux-mêmes, en soutien à la riposte sanitaire.
Pour les habitants de Butembo, qui ont vu leur centre d'isolement attaqué par des hommes armés il y a quelques jours à peine, cette mobilisation financière internationale ne remplace pas la sécurisation urgente des équipes soignantes sur le terrain.
Ce n'est pas qu'un chiffre épidémiologique de plus. C'est la preuve qu'une riposte sanitaire, dans une région en guerre, doit désormais compter la sécurité militaire au même titre que les vaccins.
Une Afrique centrale sanitaire en 2050 devra avoir mis fin à cette course entre virus mortels et conflits armés qui empêchent les soignants de travailler en sécurité.
Ces 1,5 milliard de dollars suffiront-ils à endiguer l'épidémie avant qu'elle n'atteigne d'autres grandes villes congolaises, ou l'insécurité à l'est du pays continuera-t-elle de saboter la riposte ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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