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Reprise du procès Tshiwewe-Numbi à Kinshasa. Trahison, arsenal saisi et complot présumé au cœur des débats.
Publié le 25 juin 2026 à 11:02 UTC+0

Un ancien chef d'état-major à la barre. Un général en fuite jugé par défaut. Et un arsenal découvert dans une villa de la Gombe. Kinshasa retient son souffle.
Jeudi 25 juin, la Haute Cour militaire reprend l'examen de l'affaire opposant l'auditeur général des FARDC au lieutenant-général Christian Tshiwewe Songesa et à plusieurs coaccusés, dont le général John Numbi, absent et poursuivi par contumace, selon Beto.cd et Actualite.cd.
L'audience du 4 juin avait été formelle : identification des prévenus, lecture des griefs, renvoi au 25 juin pour laisser la défense consulter le dossier. Aujourd'hui commence le fond. Les accusations sont lourdes : détention illégale d'armes de guerre à la résidence de Tshiwewe boulevard du 30 Juin, complot armé visant à renverser l'ordre constitutionnel entre 2020 et juillet 2025, violation de consignes militaires.
LePotentiel cite l'acte d'accusation : arsenal saisi en juillet 2025, réunions nocturnes qualifiées de « syndicat de conjurés », liens présumés avec des officiers en cavale. Tshiwewe, chef d'état-major de 2022 à janvier 2025, comparaît en personne. Numbi, ancien inspecteur général des FARDC en exil, sera jugé sans être présent.
Le procès s'inscrit dans une séquence politique tendue à Kinshasa : débat sur une révision constitutionnelle, autres procédures visant des figures sécuritaires et politiques. Pour les observateurs, c'est un test de l'État de droit : publicité des débats, droits de la défense, présomption d'innocence.
Les jeunes Congolais, qui subissent la guerre dans l'Est pendant que la capitale suit les tribunaux, posent une question simple : ce procès renforce-t-il la stabilité ou politise-t-il encore l'armée ?
L'auditeur général lie les faits aux attaques du 25 avril qui avaient coûté la vie au ministre de la Défense Sadio Camara. La défense n'a pas encore réagi publiquement sur le fond. Les prochaines audiences diront si des preuves matérielles convainquent ou si le dossier reste une bataille de narratifs.
Une RDC forte en 2050 a besoin d'une armée unie face aux groupes armés, pas d'une justice militaire instrumentalisée. Ce procès est un miroir.
La Haute Cour militaire permettra-t-elle une défense pleine et médiatisée, ou le verdict est-il déjà écrit dans les couloirs du Palais de la Nation ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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