Il a quitté le pouvoir en 2024 sous les huées de certains et les regrets d'autres. Deux ans plus tard, Macky Sall vise le sommet du monde : la tête de l'ONU. Et son propre pays vient de le confirmer.
Publie le 21 juillet 2026 à 15:57 - mis a jour le 28 juillet 2026 à 03:07

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Deux ans après avoir quitté la présidence sénégalaise, Macky Sall ne s'est pas retiré de la scène. Il vise désormais un poste bien plus vaste : Secrétaire général des Nations unies. Et lundi 20 juillet, selon une dépêche relayée par AllAfrica, Dakar a officiellement annoncé qu'il soutiendrait cette candidature.
Le symbole est fort. Depuis la création de l'ONU, aucun Africain de l'Ouest francophone n'a occupé ce poste. Le choix du Sénégal de porter cette candidature, alors même que le pouvoir est désormais entre les mains de Bassirou Diomaye Faye, dit quelque chose d'inattendu : au-delà des rivalités politiques internes, certains dossiers dépassent les clivages partisans.
Car la relation entre Macky Sall et l'équipe au pouvoir n'a rien d'une lune de miel. Ces derniers mois, plusieurs figures proches de l'ancien président ont été écartées de postes stratégiques dans une vague de nominations que certains observateurs appellent, non sans ironie, la dé-sonkisation à l'envers, tant elle vise justement l'héritage de Macky Sall.
Alors pourquoi ce soutien maintenant ? Parce qu'une candidature africaine crédible à la tête de l'ONU sert l'image du Sénégal et, plus largement, celle du continent tout entier, quelles que soient les tensions internes.
Une question demeure entière : est-ce que le monde est enfin prêt à confier les clés de l'ONU à un dirigeant africain ? La réponse ne dépendra pas seulement de Dakar.
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