Une mobilisation de rue de grande ampleur a rassemblé des milliers de Tunisiens exigeant le départ du président, dans un climat de tensions régionales croissantes.
Publie le 28 juillet 2026 à 14:06 - mis a jour le 10 septembre 2026 à 16:03

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Des milliers de voix, une seule revendication : le départ du président. Ce lundi, la Tunisie a connu une mobilisation de grande ampleur contre Kaïs Saïed, une actualité relayée par Lebledparle.com dans son tour d'horizon de la journée.
La contestation intervient dans un contexte régional sous tension. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a, au même moment, mis en garde contre toute tentative de déstabilisation visant la Tunisie, rapporte African Manager, signe que la crise politique tunisienne dépasse désormais le seul cadre national et inquiète ses voisins immédiats.
Depuis le coup de force institutionnel de juillet 2021, le pouvoir tunisien a concentré entre les mains du président des prérogatives que l'opposition juge de plus en plus autoritaires. Chaque mobilisation de cette ampleur relance la même question : jusqu'où peut aller la contestation dans un pays où l'espace politique s'est considérablement rétréci ces dernières années.
La Tunisie a longtemps incarné, aux yeux du monde, l'exception démocratique née du printemps arabe de 2011. Une mobilisation populaire de cette taille rappelle que cette histoire n'est pas terminée, ni dans un sens ni dans l'autre. Pour l'Afrique du Nord tout entière, engagée par ailleurs dans une lutte commune contre les incendies et la canicule qui frappent la région, la stabilité politique tunisienne reste un enjeu qui dépasse ses frontières.
La rue tunisienne peut-elle encore peser sur les décisions du pouvoir, ou le rapport de force a-t-il définitivement basculé ?
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