Deux quartiers, deux points de vente de drogue, et une opération menée en pleine journée. À Abomey-Calavi, la police béninoise a frappé fort, mais le problème est loin d'être réglé.
Publie le 21 juillet 2026 à 15:55 - mis a jour le 29 août 2026 à 23:01

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Un coup de filet, deux quartiers ciblés. La Police républicaine béninoise a démantelé des points de vente de drogue installés dans les localités de Hêvié-Liclan et de Togoudo, dans la commune d'Abomey-Calavi, selon des informations rapportées par 24 Heures au Bénin.
Ce qui frappe dans cette opération, ce n'est pas seulement l'ampleur, mais la localisation.
Abomey-Calavi, ville en pleine expansion urbaine à quelques kilomètres de Cotonou, absorbe depuis des années une croissance démographique rapide que les infrastructures publiques peinent à suivre. Logement précaire, chômage des jeunes, contrôle policier inégal : les ghettos ne poussent jamais par hasard, ils poussent là où l'État recule.
Le Bénin n'est pas un cas isolé sur ce point. Partout en Afrique de l'Ouest, l'urbanisation rapide crée des poches où les réseaux informels, parfois criminels, prennent le relais de services publics défaillants. Démanteler un point de vente est une victoire tactique. Ça ne résout jamais la cause profonde.
Et c'est bien là tout l'enjeu pour les autorités béninoises : transformer ce genre d'opération ponctuelle en politique durable de prévention, avec des emplois, des logements décents et un accompagnement social pour une jeunesse trop souvent livrée à elle-même.
À Abomey-Calavi comme ailleurs, la répression seule n'a jamais vidé un ghetto durablement. Que faudrait-il, selon vous, pour que ça change vraiment ?
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