Protection des enfants
Ghana, lycée d'Obuasi : 19 élèves concernées, l'État promet protection
Le ministre de l'Éducation promet un soutien psychologique et la protection des lanceurs d'alerte. La ministre du Genre dit que certaines élèves se retirent, par peur de l'exposition médiatique.
Obuasi — Publié le 27 octobre 2026 à 09:56

Protéger des enfants et informer le public ne vont pas toujours dans le même sens. L'affaire du lycée technique d'Obuasi, dans la région Ashanti, le montre cette semaine.
Selon le ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, 19 élèves sont concernées par des allégations d'abus sexuels visant le proviseur, suspendu depuis, rapporte MyJoyOnline. Citi Newsroom indique qu'il est visé par des allégations d'inconduite sexuelle. Il est présumé innocent, et aucun article lu ne décrit la nature précise des actes ni ne mentionne d'inculpation ou de procédure policière.
Lundi 26 octobre, le ministre a multiplié les engagements. D'après Citi Newsroom, il a promis que l'affaire « ne sera pas étouffée » et dit avoir agi « en cinq minutes » après l'alerte du journaliste Manasseh Azure Awuni, de JoyNews. Il annonce un soutien psychologique pour toutes les victimes, la protection des lanceurs d'alerte et des journalistes, et des discussions avec l'opérateur MTN pour une ligne de signalement dans les écoles.
Dans un autre registre, la ministre du Genre, Agnes Naa Momo Lartey, reconnaît que son ministère a du mal à engager les victimes. MyJoyOnline titre sur trois filles qui se retirent ; la ministre elle-même parle de « deux ou trois » élèves. Les raisons : des médias ayant publié des noms complets, des élèves reconnues par leur voix malgré un visage masqué, des parents réticents. Elle demande aux journalistes de la retenue et de ne pas harceler les enfants avec des demandes d'interview.
Les chiffres ne se contredisent qu'en apparence : 19 élèves sont concernées, deux ou trois seulement se sont retirées de la démarche avec le ministère. Un vrai travail reste à faire sur la date de départ de l'affaire, que nos sources n'établissent pas.
Pour l'Afrique de 2050, la sécurité des enfants à l'école est un socle, pas une option. Et la presse africaine a un devoir : dire la vérité sans livrer les victimes à l'opinion.
Comment une rédaction peut-elle révéler un scandale sans exposer les enfants qui en sont victimes ?
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