18 105 tonnes de riz déchargées au port d'Abidjan : le média Letau parle d'un scandale politico-judiciaire. Ce que l'on sait, ce qui reste à vérifier.

Dix-huit mille cent cinq tonnes de riz. Déchargées au port d'Abidjan. Et depuis, une question qui ne trouve pas vraiment de réponse claire : comment un tel volume a-t-il pu transiter sans que personne, apparemment, ne s'en émeuve à temps ?
C'est le média d'investigation Letau qui a rouvert le dossier, en deux volets, sous un titre qui ne fait pas dans la dentelle : un scandale politico-judiciaire. Le site va jusqu'à ironiser sur ce qu'il appelle le meilleur avocat de la corruption en Côte d'Ivoire, façon de dire que le silence, parfois, protège mieux qu'un communiqué.
Le dossier n'a pas encore livré tous ses détails. Ni les noms, ni les montants exacts, ni le calendrier judiciaire n'ont filtré publiquement à ce stade. Nos confrères de Fraternité Matin et de l'AIP n'ont pas encore repris l'information : elle reste, pour l'instant, l'exclusivité de Letau, ce qui invite à la prudence sur l'ampleur réelle de l'affaire.
Pourquoi ça compte pour l'Afrique. Parce que le port d'Abidjan n'est pas qu'une infrastructure ivoirienne, c'est un des poumons commerciaux de toute la sous-région ouest-africaine. Un doute sur la traçabilité d'une cargaison de cette taille interroge la capacité du pays à sécuriser ses propres circuits d'importation, à l'heure où plusieurs États du continent misent sur la digitalisation douanière pour couper court à ce genre de zones grises.
Vous qui suivez l'actualité portuaire ivoirienne, la transparence sur ces cargaisons stratégiques progresse-t-elle vraiment, ou est-ce qu'on se raconte encore des histoires ?
Journaliste
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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