Moins de 24 heures après une précédente attaque, au moins dix civils ont été tués à Mangina. Une routine tragique qui continue de vider des villages entiers du territoire de Beni.

Dix morts de plus, moins d'un jour après la précédente attaque. À Mangina, dans le territoire de Beni, des combattants présumés de l'ADF ont encore frappé, selon Radio Okapi, qui documente depuis des années la litanie de ces violences en Ituri et au Nord-Kivu.
Le groupe armé, affilié à l'État islamique en Afrique centrale, sévit dans cette région depuis plus d'une décennie, malgré les opérations conjointes de l'armée congolaise et de ses alliés régionaux. Actualite.cd, qui couvre au quotidien l'actualité sécuritaire du Nord-Kivu et de l'Ituri, rapporte que les habitants de Beni vivent depuis des années sous la menace constante de nouvelles incursions, sans qu'aucune offensive militaire n'ait réussi à éradiquer durablement la présence de l'ADF dans la zone. AllAfrica relaie régulièrement des bilans similaires, preuve que cette actualité congolaise reste trop souvent réduite à une statistique répétée, jamais vraiment approfondie par les grands médias internationaux.
Pourquoi Scoop Afrique s'y attarde alors que la RDC vit aussi, au même moment, une actualité sportive et diplomatique intense ? Parce que dix vies à Mangina pèsent autant que n'importe quelle grande annonce politique, et que le silence médiatique autour de l'est congolais finit par normaliser l'horreur. Une Afrique qui se raconte elle-même ne peut pas se permettre d'oublier Beni entre deux grands titres sur Kinshasa.
Combien d'attaques de l'ADF faudra-t-il encore documenter avant que la communauté internationale ne traite l'est de la RDC comme la crise humanitaire majeure qu'elle est, et non comme une note de bas de page ?
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