Depuis le 1er juillet, obtenir sa carte de résident biométrique en Côte d'Ivoire passe par une étape numérique de plus. Un détail administratif, mais un signal sur la direction que prend l'identité numérique du pays.

Un tuteur, un clic, un numéro national d'identification. Voilà, en résumé, ce qui a changé depuis le 1er juillet pour tous ceux qui demandent la carte de résident biométrique en Côte d'Ivoire.
L'Office national de l'état civil et de l'identification (ONECI) a digitalisé le processus de consentement du tuteur, qui se faisait auparavant à la main, sur papier, avec tout ce que cela suppose de lenteur et de fraude possible. Le tuteur, ivoirien ou non, doit désormais valider en ligne, à condition de détenir lui-même un numéro national d'identification. L'objectif affiché par l'ONECI : plus de fiabilité, plus de traçabilité des données.
Un détail administratif, dira-t-on. Sauf qu'il s'inscrit dans un mouvement plus large : celui de la construction, brique par brique, d'une identité numérique fiable sur le continent. Chaque procédure digitalisée, chaque registre fiabilisé, est un pas de plus vers une Afrique où l'identité ne dépend plus d'un bout de papier qui peut se perdre, se falsifier, ou disparaître dans un tiroir administratif.
La Côte d'Ivoire avance ici sur un terrain que d'autres pays africains regardent de près, celui d'une administration qui digitalise sans exclure ceux qui n'ont pas de smartphone dernier cri.
Est-ce que la fiabilité technique suffira à rassurer les résidents étrangers échaudés par des années de lenteurs administratives, ou faudra-t-il plus qu'un clic pour restaurer la confiance ?
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