Deux jours de promesses financières à l'Hôtel Ivoire, et un satisfecit du FMI pour couronner le tout. La Côte d'Ivoire joue gros sur son plan de développement 2026-2030.

Deux jours, un hôtel, et des milliards qui changent de main sur le papier. Les 8 et 9 juillet, le Sofitel Hôtel Ivoire a accueilli le Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement 2026-2030. Résultat annoncé par KOACI : 47 820 milliards FCFA d'intentions de financement.
Le chiffre est vertigineux. Pour le rendre palpable, il faut le comparer à autre chose : c'est plusieurs fois le budget annuel de l'État ivoirien, mobilisé en intentions, pas encore en décaissements réels. C'est là toute la nuance que beaucoup effacent en additionnant les annonces sans distinguer promesse et virement bancaire.
En marge de ces Assises, le Premier ministre Beugré Mambé a reçu la sous-secrétaire générale de l'ONU et directrice régionale du PNUD pour l'Afrique, Ahunna Eziakonwa, qui a réaffirmé le soutien de son organisation, en particulier pour les femmes et la jeunesse. Le FMI, de son côté, a salué ce que KOACI rapporte comme une excellente performance économique du pays. Agence Ecofin a suivi le dossier sous l'angle des investisseurs.
Ce que cela dit de l'Afrique qui vient : un continent qui ne se contente plus de mendier des financements, mais qui les négocie, les structure, et les soumet à un cadre institutionnel de suivi, créé par décret début juillet. La Côte d'Ivoire mise gros sur sa crédibilité financière pour attirer les capitaux dont elle a besoin.
Reste une question que peu posent à voix haute : quand des intentions aussi massives sont annoncées, qui vérifie, dans deux ou trois ans, qu'elles se sont transformées en routes, en écoles et en emplois, et pas seulement en communiqués de victoire ?
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