Longtemps éclipsé par le cacao et le pétrole, le tourisme ivoirien s'impose discrètement comme un moteur économique et un outil d'influence régionale.
Publie le 22 juillet 2026 à 22:30 - mis a jour le 2 septembre 2026 à 07:28

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8,7%. C'est la part que représente désormais le tourisme dans le PIB ivoirien, selon des données relayées par l'Agence de presse africaine (APA). Un chiffre qui, à lui seul, en dit long sur une économie en train de se diversifier loin de sa dépendance historique au cacao.
Le pays multiplie les signaux depuis plusieurs mois : accueil de délégations sportives, salons internationaux à Abidjan, mise en avant du patrimoine culturel auprès des investisseurs. Le tourisme n'est plus vu comme un secteur secondaire, il devient un outil de politique étrangère à part entière, ce que les diplomates appellent le soft power.
Dans une région ouest-africaine marquée par l'instabilité sécuritaire au Sahel, la Côte d'Ivoire vend une image de stabilité et l'exploite pour attirer touristes et capitaux. C'est une stratégie que le Rwanda ou le Maroc ont déjà éprouvée avec succès.
Reste que 8,7% du PIB ne se traduit pas automatiquement en emplois pour les jeunes guides, restaurateurs ou artisans d'Assinie ou de Man. La croissance d'un secteur ne garantit jamais sa redistribution.
Alors une question simple à se poser : qui profite vraiment de cette croissance touristique, les grandes chaînes hôtelières internationales ou les petits entrepreneurs ivoiriens du secteur ? La réponse dira beaucoup de la vraie nature de ce boom.
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