Neuf mois de détention. Ce lundi, plusieurs militants d'opposition arrêtés pendant la campagne présidentielle de 2025 ont retrouvé la liberté.
Publie le 23 juillet 2026 à 20:07 - mis a jour le 15 août 2026 à 03:05

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Neuf mois. C'est le temps qu'il aura fallu pour que plusieurs militants d'opposition arrêtés en pleine campagne présidentielle de 2025 retrouvent enfin leur famille. Ils ont été libérés ce lundi 20 juillet, a annoncé leur avocat, une information confirmée par Jeune Afrique.
L'affaire remonte aux tensions qui ont entouré la présidentielle ivoirienne, marquée par des arrestations de militants proches de partis d'opposition dans un climat que plusieurs organisations de la société civile avaient jugé électrique. KOACI rappelle que le PPA-CI, parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, avait multiplié les tribunes publiques pour réclamer leur remise en liberté, la dernière en date organisée mardi dernier à Abidjan. AIP confirme que la libération intervient sans qu'aucune charge officielle n'ait été rendue publique par le parquet.
Ce dénouement dit quelque chose d'un pays qui cherche son équilibre entre fermeté sécuritaire et respiration démocratique. Neuf mois sans procès, pour des militants dont on ne sait toujours pas précisément ce qu'on leur reprochait. La libération apaise, elle ne répond pas à la question de fond : pourquoi ces arrestations, et pourquoi si longtemps.
Une Côte d'Ivoire stable ne se construit pas seulement sur la paix des rues. Elle se construit sur la confiance que la justice ne devient jamais un instrument politique, quel que soit le camp au pouvoir.
Ces libérations referment elles vraiment le dossier, ou ouvrent elles la question de réparations pour neuf mois perdus ?
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