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Le PND 2026-2030 passe en exécution. Meyliet Koné fixe le groupe consultatif des 8-9 juillet, 70 % financés par le privé.
Publié le 26 juin 2026 à 11:47 UTC+0

114 840 milliards FCFA sur cinq ans. Ce n'est pas un budget. C'est le pari d'une décennie pour propulser la Côte d'Ivoire vers le haut de la tranche intermédiaire.
Lundi 22 juin au Palais présidentiel d'Abidjan, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a présidé la première réunion du conseil présidentiel d'orientation et du PND 2026-2030, selon l'AIP. Message clair : le plan ne doit plus rester sur le papier. Il doit devenir un accélérateur de croissance inclusive, avec des résultats mesurables pour les populations.
Le chiffre qui fait réagir les patrons : 70,2 % du financement, soit 80 614 milliards FCFA, doit venir du secteur privé. Le ministre du Plan Souleymane Diarrassouba l'a répété devant la CGECI le même jour : « À lui seul, le secteur privé est appelé à financer plus de 70 % de ce plan. » L'État joue l'orchestrateur, les entreprises le moteur.
Prochain rendez-vous stratégique : les 8 et 9 juillet, un groupe consultatif réunira partenaires techniques et financiers pour présenter les grandes orientations et les opportunités d'investissement. Meyliet Koné a instruit le Premier ministre Robert Beugré Mambé de veiller à l'appropriation du PND par chaque ministère. Fini les silos où chaque département pilote son petit projet sans regarder la Vision Côte d'Ivoire 2030.
Pour un jeune diplômé d'Abidjan ou de San-Pédro, la question est concrète : est-ce que ce plan crée des emplois industriels, des incubateurs, des routes qui ouvrent des zones agricoles ? Le PND parle industrialisation, compétitivité, inclusion. Les chiffres macro impressionnent. La rue attend des stages payés et des PME qui recrutent.
La quatrième feuille de route quinquennale du pays arrive après des années de croissance affichée autour de 6 à 7 %. L'enjeu maintenant, c'est la qualité de cette croissance : moins d'importations de riz et de médicaments, plus de valeur ajoutée locale, plus de formation alignée sur les métiers qui recrutent.
Le groupe consultatif de juillet sera scruté par la diaspora investisseuse et les fonds internationaux. Si Abidjan arrive avec des projets bankables, le PND peut attirer des capitaux. Si la présentation reste floue, les promesses retomberont comme après tant de sommets économiques.
Une Afrique crédible en 2050 ne se contente pas de plans PowerPoint. Elle montre chaque année où vont les milliards et combien d'emplois nets sortent des chantiers. Le conseil présidentiel du 22 juin a posé l'intention. Juillet dira si le privé suit.
Le gouvernement rendra-t-il public un tableau de bord annuel du PND avec emplois créés et montants décaissés par secteur, ou le plan restera-t-il une affaire de technocrates loin des jeunes qui cherchent du travail ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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