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355 arrestations au Kenya lors des commémorations Gen Z. Murkomen salue une journée mature malgré les tensions.
Publié le 26 juin 2026 à 11:56 UTC+0

355 personnes en cellule. Un gouvernement qui parle de maturité politique. Et une génération qui refuse d'oublier juin 2024.
MISE À JOUR de notre couverture du 25 juin : le ministre de l'Intérieur kenyan Kipchumba Murkomen a présenté vendredi 26 juin le bilan officiel des commémorations du deuxième anniversaire des manifestations Gen Z, selon Eastleigh Voice, Uzalendo News et Capital FM Kenya.
355 arrestations au total. Nairobi en tête avec 161 personnes interpellées, suivi de Kajiado (123) et Kiambu (36). Murang'a, Bungoma, Meru, Laikipia et Machakos comptent aussi des cas. Aucune arrestation signalée dans le Nord-Est, sur la côte ou en Nyanza selon le ministère.
Les infractions reprochées : vol, vandalisme, obstruction des routes, tentative de vol. Les suspects doivent comparaître devant les tribunaux. Murkomen a toutefois salué une journée « largement pacifique », sans pillage massif ni blessés graves liés aux manifestations, contrairement au 25 juin 2024 quand la répression de la Finance Bill avait fait plus de 120 morts selon les associations de défense des droits humains.
Jeudi, Nairobi avait été verrouillée. Barricades sur les axes majeurs, contrôles policiers renforcés, commerces fermés par précaution. Des activistes réclamaient une journée fériée officielle et l'arrestation des « policiers tueurs ». Un assistant chef à Murang'a a été blessé lors d'une tentative de barricade, traité puis sorti en état stable.
Murkomen oppose le souvenir de 2024, quand des manifestants avaient pris d'assaut le Parlement, à la discipline affichée en 2026. Pour les Gen Z, c'est un double langage : peu de morts ce jour-là, mais plus de 350 personnes derrière les barreaux.
La rue kenyanne reste le baromètre d'une jeunesse qui exige responsabilité fiscale, fin de l'impunité policière et emplois décents. Le gouvernement du président William Ruto veut montrer qu'il contrôle le terrain sans répéter le bain de sang.
Une Afrique démocratique en 2050 doit permettre la commémoration sans peur ni file de détenus. Le Kenya teste cette frontière sous les caméras internationales.
Murkomen publiera-t-il la liste des forces impliquées dans les arrestations et les preuves de chaque infraction, ou les 355 dossiers resteront-ils un chiffre global sans transparence judiciaire ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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