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SECORCI 2 réduit les sites d'orpaillage illégal à Tengrela. L'UE et le ministère des Eaux et Forêts saluent des résultats.
Publié le 24 juin 2026 à 12:15 UTC+0

De l'or dans la rivière. Du mercure dans l'eau. Et des familles qui survivent entre les deux.
Le projet SECORCI 2 (Sécurisation et valorisation de l'orpaillage artisanal au nord de la Côte d'Ivoire) affiche des résultats concrets à Tengrela, selon KOACI. Vendredi 19 juin, l'ambassadeur de l'Union européenne Irchad Ramiandrasoa Razaaly, le secrétaire exécutif du CNS Fidèle Gboroton Sarassoro et le ministre des Eaux et Forêts Assahoré Konan Jacques ont fait le point : réduction nette des sites d'orpaillage illégal, professionnalisation de l'extraction artisanale.
L'orpaillage clandestin, ce n'est pas seulement une affaire de gendarmes et de pelleuses. KOACI rappelle les conséquences économiques, environnementales, sécuritaires et sociales. Forêts dégradées, conflits entre communautés, jeunes attirés par l'or rapide plutôt que par la formation. Le nord ivoirien concentre des filières aurifères légales et illégales qui coexistent depuis des décennies, avec des villages entiers dépendants du prix international de l'once.
SECORCI 2 veut l'inverse : encadrer, former, protéger l'environnement, faire de l'or un levier de développement local. L'UE et Abidjan restent mobilisés pour la suite.
Tengrela, à la frontière malienne, cumule pression migratoire, filières aurifères clandestines et tensions foncières, rappelle KOACI. L'orpaillage illégal attire des hommes et des adolescents attirés par l'or rapide, parfois au prix de leur santé avec le mercure utilisé dans les bassins. SECORCI 2 combine sensibilisation, fermeture de sites clandestins et formation à l'extraction encadrée. Le ministère des Eaux et Forêts et l'ambassadeur européen parlent de résultats concrets, pas seulement de promesses sur papier.
Pour les jeunes du Poro et du Tchologo, le débat est existentiel. Continuer dans l'illégalité avec le risque d'accident et de prison, ou entrer dans des filières reconnues avec des revenus plus stables ? Les coopératives minières encadrées pourraient offrir des cartes d'orpailleur, des formations et des accès au crédit, trois leviers que l'économie informelle ne propose jamais durablement.
Une Afrique riche en ressources ne peut pas choisir entre pauvreté et destruction. Elle doit apprendre à extraire sans s'autodétruire. L'Union européenne finance SECORCI 2 dans une logique de développement durable : moins de sites clandestins, plus de coopératives encadrées, meilleure traçabilité de l'or qui sort du nord ivoirien vers les raffineries légales. Le modèle pourrait être dupliqué à Odienné ou Boundiali si les chiffres suivent. Le nord ivoirien attend des emplois stables, pas seulement des communiqués de presse. Les autorités locales veulent voir les chiffres site par site.
SECORCI 2 sera-t-il étendu aux autres départements aurifères du nord, ou Tengrela restera-t-il une vitrine isolée ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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