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Un lycéen de 18 ans meurt électrocuté à Boussoukro près de N'Douci. La CIE sécurise une ligne moyenne tension abandonnée.
Publié le 24 juin 2026 à 12:44 UTC+0

Première au lycée BAD. 18 ans. Un champ. Et une ligne électrique que personne n'avait sécurisée.
Lundi 22 juin, un élève de première au lycée moderne BAD de N'Douci est mort électrocuté dans un champ à Boussoukro, commune de N'Douci, selon l'AIP. Son oncle Saïdou Sama a alerté le commissariat. Une équipe de police s'est rendue sur place avec l'infirmier-major du centre de santé urbain et des agents de la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE).
Les premiers éléments : le jeune aurait manipulé un interrupteur de commande manuelle relié à une ancienne ligne moyenne tension hors service, qui alimentait autrefois une antenne de télécommunication. Contact avec des câbles dans la broussaille. Décharge fatale. Traces de brûlures sur le corps.
KOACI et l'AIP ne racontent pas le visage du garçon. Mais on imagine la classe qui attend, les camarades qui scrollent, la famille qui enterre un futur bachelier.
Ce drame n'est pas un accident « isolé ». C'est la question des infrastructures abandonnées en milieu rural, des antennes laissées avec des câbles actifs ou dangereux, de la responsabilité entre opérateur télécom et CIE.
La commune de N'Douci, dans la région lagunaire, mélange zones agricoles et habitations en expansion. L'AIP précise que la victime fréquentait le lycée moderne BAD, un établissement où des centaines d'élèves se préparent au bac chaque année. Saïdou Sama, l'oncle qui a alerté les forces de l'ordre, a permis la levée du corps et la descente des agents CIE sur la ligne en cause. Qui devait couper ce courant dangereux, et quand ?
Pour les parents ivoiriens, chaque promesse d'électrification rurale doit s'accompagner d'un inventaire des lignes mortes. Sinon, ce sont les enfants qui paient. La CIE a annoncé une sécurisation de la ligne en cause à Boussoukro, mais les habitants demandent un audit plus large des antennes et pylônes laissés en friche depuis des années.
Une Afrique connectée en 2050 ne peut pas laisser des câbles tuer ceux qui grandissent à côté. L'électrification rurale avance, mais la maintenance des lignes abandonnées reste le parent pauvre des grands chiffres annoncés à Abidjan. Entre opérateur télécom, CIE et collectivités, personne ne veut parfois assumer la facture du démantèlement. Les riverains de Boussoukro exigent maintenant une liste publique des installations à risque.
Tiassalé et la région lagunaire regardent la réponse de la CIE. Les parents du lycée BAD veulent des garanties avant la rentrée.
La CIE et les autorités locales publieront-elles la cartographie des lignes hors service dans la région de Tiassalé, ou attendra-t-on le prochain drame pour agir ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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