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18 morts et 8 981 personnes impactées dans la région centrale du Ghana. La NADMO lance un appel aux dons.
Publié le 24 juin 2026 à 12:26 UTC+0

Il a plu un week-end. 18 personnes ne se relèveront pas. Et 8 981 Ghanéens comptent les dégâts.
L'Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO) a dénombré 18 morts après des inondations, coulées de boue, glissements de terrain et effondrements de bâtiments dans 13 districts de la région centrale du Ghana, selon KOACI et Ghanaian Times. Rapport au 22 juin à 20h : 71 communautés touchées, 8 981 personnes impactées, 377 déplacés, 58 bâtiments détruits.
Cape Coast, Gomoa Central, Upper Denkyira : des noms que les diasporas ghanéennes reconnaissent. Un bébé de 20 mois, un garçon de trois ans, une infirmière de 22 ans : le détail des victimes rappelle que derrière les statistiques, il y a des histoires qui s'arrêtent. Des photos circulent sur WhatsApp montrant des maisons envahies par la boue jusqu'au plafond.
Kwesi Dawood, directeur régional de la NADMO, dit que les stocks de secours sont épuisés après plusieurs épisodes depuis mai. Appel aux entreprises, ONG, églises, particuliers. Ultimatum de 14 jours aux occupants de bâtiments dangereux avant démolition. Collaboration avec l'autorité hydrologique et le service de santé pour éviter choléra et typhoïde.
Les 13 districts sinistrés incluent Gomoa Central, Awutu Senya et Upper Denkyira, d'après Ghanaian Times. Des pluies torrentielles depuis mai ont saturé les sols déjà fragilisés par l'urbanisation rapide le long de la côte. Citinewsroom évoque aussi la peur des maladies hydriques : choléra et typhoïde frappent vite quand l'eau potable manque plusieurs jours d'affilée.
Pour les jeunes de la côte ghanéenne, construire en zone inondable n'est pas un choix esthétique. C'est la précarité foncière, la promesse d'un loyer bas, le risque accepté faute d'alternative. Accra promet des plans d'urbanisme résilients, mais sur le terrain les constructions improvisées repoussent encore vers les plaines côtières les plus vulnérables.
Le changement climatique n'est pas un slogan à Accra. C'est de l'eau dans les salons et des cercueils le lundi matin. Le Ghana, pourtant moteur économique de la sous-région, peine à financer des systèmes d'alerte précoce et des logements résilients le long de ses côtes saturées. La diaspora lance des collectes en ligne pour compléter la NADMO. Cape Coast et Winneba comptent leurs morts. Mahama a promis une réponse nationale, les sinistrés attendent des actes. La saison des pluies n'est pas finie.
Le gouvernement ghanéen débloquera-t-il un fonds d'urgence à la hauteur des 13 districts sinistrés, ou la NADMO comptera-t-elle encore sur la générosité privée pour des catastrophes de plus en plus fréquentes ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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