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Le Comité d'urgence de l'OMS a conclu le 20 mai que l'épidémie d'Ebola Bundibugyo en RDC ne répond pas aux critères d'une pandémie mondiale, mais que le risque reste 'élevé' pour l'Afrique centrale. Ce que cette nuance change pour les pays voisins.
Publié le 21 mai 2026 à 14:44 UTC+0

Le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la Santé s'est réuni le 20 mai 2026 pour évaluer l'évolution de la flambée du virus Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo. Sa conclusion : le risque épidémique est jugé « élevé » pour l'Afrique centrale, mais « faible » au niveau mondial. À ce stade, l'épidémie « ne répond pas » aux critères d'une urgence de santé publique de portée internationale de type pandémique.
Cette nuance est importante à comprendre. L'OMS avait déjà déclaré une urgence sanitaire internationale face à cette flambée, une désignation différente d'une pandémie. Les foyers actifs se concentrent principalement en Ituri, dans l'est de la RDC, avec des cas détectés jusqu'à Kampala (Ouganda) et Kinshasa. La flambée concerne la souche Bundibugyo, pour laquelle il n'existe pas de vaccin homologué, ce qui complique la réponse médicale.
Que signifie concrètement « risque élevé pour l'Afrique centrale » ? Les pays frontaliers de la RDC ; Congo, Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Zambie ; doivent maintenir une surveillance épidémiologique renforcée à leurs points d'entrée et dans leurs formations sanitaires. Pour l'Afrique de l'Ouest, dont la Côte d'Ivoire, les autorités sanitaires ont confirmé qu'aucun cas n'a été détecté dans la sous-région.
La distinction « pas de pandémie mondiale / risque élevé en Afrique » peut induire en erreur. Elle ne signifie pas que la situation est maîtrisée, elle signifie que la propagation reste pour l'instant géographiquement circonscrite à l'Afrique centrale.
Les experts de l'OMS surveillent de près l'évolution de la souche Bundibugyo, moins documentée que la souche Zaïre habituellement en cause dans les grandes épidémies africaines. La vigilance reste de mise.
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