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Le 20 mai 2026, neuf migrants ouest-africains, cinq Ghanéens, deux Guinéens, un Sénégalais, un Nigérian ont atterri en Sierra Leone après avoir été expulsés des États-Unis. Freetown accepte jusqu'à 300 déportés CEDEAO par an dans ce nouvel accord.
Publié le 21 mai 2026 à 15:29 UTC+0

Le 20 mai 2026, un avion charter américain a atterri en Sierra Leone avec à son bord neuf migrants ouest-africains expulsés des États-Unis : cinq Ghanéens, deux Guinéens, un Sénégalais et un Nigérian. C'est le premier vol dans le cadre d'un accord de « pays tiers » que Freetown vient de conclure avec Washington.
Ces neuf personnes ne sont pas des Sierra-Léonaises. Elles ont été envoyées en Sierra Leone comme « pays tiers » d'accueil un mécanisme légal utilisé par l'administration Trump pour contourner les obstacles aux déportations directes vers les pays d'origine. Le Ghana avait été le premier pays africain à signer un accord similaire.
La question qui se pose : quel sera leur statut une fois sur le sol sierra-léonais ? Des organisations de défense des droits humains signalent que dans d'autres pays ayant accepté des accords similaires, des déportés ont été contraints de repartir vers leur pays d'origine, malgré des protections judiciaires obtenues aux États-Unis.
Pour l'Afrique de l'Ouest, ce vol est un signal d'alarme. La politique migratoire de Trump ne cible plus seulement les populations d'Amérique latine. Elle frappe désormais directement nos communautés, avec des mécanismes juridiques que peu de gouvernements africains avaient anticipés.
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