Énergie
Libye : la NOC ouvre le champ gazier d'Al-Rashad, 50 millions de pieds cubes par jour
Le champ, d'une capacité de 50 millions de pieds cubes par jour, alimentera le réseau côtier et les centrales. Libya Observer évoque aussi la relance de la raffinerie de Brega après plus de neuf ans d'arrêt.
Brega — Publié le 27 octobre 2026 à 08:19

Soixante-cinq ans après le premier chargement de pétrole libyen au port de Brega, la annonce un nouveau champ. Cette fois, c'est du gaz.
Dimanche 25 octobre, le président de la Compagnie nationale du pétrole (NOC), Masoud Suleiman, a annoncé la mise en service du champ gazier d'Al-Rashad, au sud de Brega, dans le golfe de Syrte. Sa capacité est de 50 millions de pieds cubes par jour, selon Libya Herald et Libya Observer, qui s'accordent sur le site, la capacité et la date. L'annonce coïncide avec le 65e anniversaire de ce premier chargement, en 1961. La NOC y voit « un ajout important au secteur pétrolier et gazier ». Le gaz alimentera le réseau côtier, les centrales électriques et l'industrie.
Le lendemain, Libya Observer a rapporté que la raffinerie de Brega était relancée après plus de neuf ans d'arrêt. La NOC l'a annoncé sur Facebook, selon ce média, qui est la seule source lue sur ce point. La raffinerie avait cessé de fonctionner le 17 avril 2017 après un défaut de la colonne de distillation principale.
Elle a bénéficié d'un changement de catalyseur, de nouveaux systèmes de contrôle et d'une nouvelle salle de contrôle. La Sirte Oil Company attribue ce retard à la sécurité et au manque de ressources. Aucune capacité ni production de la raffinerie n'est avancée, et Libya Herald, dans son article sur Al-Rashad, n'en parle pas.
Gardons la mesure. La capacité annoncée est une capacité, pas une production constatée. Aucun volume de réserves ni date de pleine production n'est donné. Libya Herald signale en parallèle que Sirte Oil Co va détourner 60 millions de pieds cubes de gaz vers le réseau au lieu de les torcher, point que nous n'avons vu qu'en titre.
Le contexte reste tendu, avec des rivalités entre institutions. Pour la Libye de 2050, la question est simple : le gaz et le pétrole resteront-ils un butin de factions, ou deviendront-ils un bien public, d'abord utile aux foyers qui subissent des coupures de courant ?
Penses-tu que l'énergie libyenne servira d'abord les Libyens ?
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