Transition énergétique
Énergies propres : l'UE lance T-MED et cite deux centrales solaires tunisiennes de 100 MW
La Commission européenne veut mobiliser jusqu'à 25 milliards d'euros d'ici 2035 en Méditerranée. Deux projets solaires tunisiens sont cités, sans localisation précise.
Bruxelles — Publié le 27 octobre 2026 à 08:13

Le soleil tunisien intéresse beaucoup de monde. Reste à savoir qui en profitera.
Lundi 26 octobre à Bruxelles, la Commission européenne a lancé T-MED, l'Initiative de coopération trans-méditerranéenne pour les énergies renouvelables et les technologies propres, un volet du Pacte pour la Méditerranée.
C'est la commissaire chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica, qui a présenté la plateforme d'investissement. Elle vise jusqu'à mobilisés d'ici 2035, avec des garanties pouvant atteindre via le Fonds européen pour le développement durable Plus et la formation d'environ 10 000 travailleurs, selon une dépêche de la MAP reprise par Hespress.
Le champ est large : électricité renouvelable, hydrogène, réseaux, stockage, interconnexions transfrontalières, fabrication de technologies propres. La région « recèle un potentiel considérable, encore inexploité », dit le texte cité par Hespress.
Côté tunisien, Webdo retient deux centrales photovoltaïques de 100 MW chacune, avec leurs infrastructures de raccordement. Le soutien de l'Union européenne serait d'environ pour l'une et 80 pour l'autre, soit environ . Webdo précise que la Commission n'a indiqué ni les localisations ni les instruments financiers, et rappelle que l'initiative a été lancée en juin 2026, T-MED en étant la plateforme. Dans un lien associé, Webdo mentionne aussi cinq projets photovoltaïques validés par la commission nationale pour 1,64 milliard de dinars, un chiffre que nous n'avons pas détaillé.
Rien n'est décaissé. Ce sont des annonces, avec des objectifs « jusqu'à » plutôt que des montants garantis. L'Union européenne cherche d'abord à sécuriser ses propres kilowattheures, et l'électricité produite dans le sud a souvent vocation à traverser la mer.
Pour l'Afrique de 2050, la vraie question est donc celle de la valeur ajoutée locale : qui fabrique les panneaux, qui forme les techniciens, qui garde les profits ? Sans réponse, le soleil du Sud éclairera surtout le Nord.
Un pays africain doit-il d'abord produire pour ses besoins ou exporter son énergie ?
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