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Ce matin à 5h, des explosions simultanées ont frappé cinq villes maliennes. Le JNIM et les rebelles touareg du FLA ont coordonné leurs attaques contre l'armée de la junte Goïta. Un hélicoptère abattu à Gao, la résidence du ministre de la Défense détruite à Kati.
Publié le 25 avril 2026 à 14:27 UTC+0

Ce matin à 5h, les Maliens ont été réveillés par des explosions.
Pas dans une région lointaine. À Kati, à quinze kilomètres de Bamako. À quelques centaines de mètres de la résidence du général Assimi Goïta, chef de la junte au pouvoir.
Le 25 avril 2026, le Mali a vécu ce que ses dirigeants militaires redoutaient depuis leur arrivée au pouvoir : une attaque coordonnée, simultanée, sur plusieurs fronts à la fois. Bamako. Kati. Gao. Kidal. Sévaré. Cinq villes touchées en même temps, dans un pays qui se croyait protégé par ses nouveaux alliés russes du groupe Wagner.
L'état-major des armées maliennes a publié un communiqué sobre : « Des groupes armés terroristes, non encore identifiés, ont pris pour cibles tôt ce matin du 25 avril 2026 certains points et casernes de la capitale et de l'intérieur. » Mais les témoignages collectés par Reuters, AFP et France 24 racontent une réalité plus grave. La maison du ministre de la Défense Sadio Camara à Kati a été détruite. Un hélicoptère a été abattu à Gao. Des membres du JNIM, la branche régionale d'Al-Qaïda, ont été filmés entrant dans Bamako et Kati.
Parallèlement, les rebelles touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont revendiqué le contrôle de Kidal, l'ancienne capitale rebelle du nord. « La ville de Kidal est passée sous contrôle de nos forces armées », a écrit le groupe sur Facebook. Kidal que l'armée malienne et les soldats russes avaient repris en 2023 avec fierté.
Deux fronts, deux groupes ennemis entre eux mais coordonnés dans le timing. Une attaque qui ressemble moins à une offensive classique qu'à un message : la junte est vulnérable, même chez elle.
Pour l'Afrique de l'Ouest, ce scénario est un signal d'alarme. Le Mali de Goïta, qui a chassé la France, expulsé la MINUSMA, rompu avec la CEDEAO et formé l'Alliance des États du Sahel avec le Burkina et le Niger, était présenté comme un modèle de souveraineté. Ce matin, ce modèle brûle.
La Côte d'Ivoire partage 532 km de frontière avec le Mali. Ce qui se passe à Bamako aujourd'hui ne reste pas à Bamako.
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