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Déclaré le 28 avril 2026 par le JNIM, le blocus économique de Bamako est toujours actif mi-mai. Des camions en provenance du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée ont été incendiés sur les routes d'accès. Africa Corps s'est recentré sur la protection de la capitale. Les prix alimentaires augmentent.
Publié le 14 mai 2026 à 10:37 UTC+0

Trois semaines. Le blocus de Bamako dure depuis trois semaines et les premières conséquences commencent à peser sur les marchés, les prix et les quotidiens de millions de personnes.
Des camions transportant des marchandises depuis le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée ont été incendiés sur plusieurs axes routiers. Les routes vers Kayes et Kita, deux des artères logistiques les plus importantes qui relient la capitale à ses sources d'approvisionnement en carburant et en nourriture, restent dangereuses à emprunter. Selon le centre de réflexion américain Soufan Center, dont le rapport du 12 mai analyse le rapport de force sur le terrain, le JNIM maintient une pression constante sur les corridors commerciaux et cible délibérément les transporteurs pour couper Bamako de son hinterland économique.
Dans le même temps, les forces russes d'Africa Corps ont opéré un repli stratégique. Elles ne cherchent plus à tenir le nord ou le centre du pays. Elles concentrent leurs capacités autour de la capitale et de la survie du régime.
C'est un glissement majeur par rapport au récit qui avait justifié le partenariat russo-malien : l'idée que la Russie aiderait le Mali à reprendre le contrôle territorial. Ce n'est plus l'objectif apparent. L'objectif est de maintenir le gouvernement à Bamako.
La Banque mondiale et le FMI, qui prévoyaient pour le Mali une croissance d'environ 5 % en 2026, ont commencé à revoir leurs projections. Ces chiffres reposaient sur la sécurisation des routes commerciales et la continuité des exportations d'or. Ni l'une ni l'autre n'est garantie aujourd'hui.
La communication officielle malienne continue de parler de situation « maîtrisée ». Mais maîtrisée veut dire quoi, exactement, quand des camions brûlent aux portes de votre capitale et que 2,7 millions d'habitants attendent de voir si les routes vont rouvrir ?
Il y a une différence entre tenir le pouvoir et contrôler un pays. Le Mali est en train d'illustrer cette distinction de manière très concrète.
Vous avez de la famille à Bamako ? Comment la situation se ressent-elle au quotidien dans les marchés, les transports, la vie ordinaire ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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