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Le 28 avril 2026, le JNIM a annoncé le blocus total de Bamako. Selon RFI, 1 000 véhicules ont été bloqués sur l'axe Bamako-Kéniéba. La stratégie d'étranglement progressif de la capitale malienne — et ses conséquences pour la Côte d'Ivoire.
Publié le 1 mai 2026 à 10:31 UTC+0

Le 28 avril 2026, le porte-parole du JNIM, Bina Diarra, a annoncé dans une vidéo en langue bambara que le groupe allait mettre Bamako sous blocus total. Ce n'était pas une menace en l'air.
Selon RFI Afrique, un point de blocus sur l'axe Bamako-Kéniéba a bloqué près de 1 000 véhicules. Aucun véhicule n'a été autorisé à entrer dans la capitale pendant plusieurs heures. Seuls les convois sortant de Bamako ont été laissés passer par les combattants du JNIM. Des itinéraires de contournement ont été cherchés, mais peu praticables.
Dans une carte publiée le 30 avril, les principales routes d'accès à Bamako classées en rouge (bloquées par le JNIM) représentaient la majorité des axes stratégiques reliant la capitale au reste du pays.
Le JNIM a présenté cette action comme des représailles contre la population de Bamako, accusée d'avoir «aidé l'armée à capturer et à tuer» des djihadistes. Cette justification masque une stratégie plus ancienne et plus profonde.
Depuis plusieurs mois, le JNIM travaillait à isoler Bamako et les grandes villes des centres économiques et des routes d'approvisionnement. En juillet 2025, le groupe avait déjà lancé des attaques sur Kayes et Nioro du Sahel, villes qui connectent le Mali au Sénégal, à la Mauritanie et à la Guinée, principales sources de carburant importé. Le blocus du 28 avril n'est pas une improvisation. C'est l'aboutissement d'une stratégie d'étranglement progressif documentée par l'Africa Center for Strategic Studies.
Le Mali est un partenaire commercial et un voisin direct de la Côte d'Ivoire. Plus de la moitié des échanges commerciaux entre les deux pays transitent par la route Abidjan-Bamako. Un blocus prolongé de Bamako impacte directement les commerçants ivoiriens, les transporteurs, et potentiellement les prix de certains produits dans le nord de la CI.
L'Afrique de l'Ouest est interconnectée. Ce qui se passe à Bamako ne reste pas à Bamako.
Source image de couverture : MIDI LIBRE
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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