Incendie à l'oncologie
Maputo : après l'incendie de l'oncologie, 22 patients déplacés à l'Hôpital central
Un incendie a détruit en partie le service d'oncologie de l'Hôpital central de Maputo dimanche. Vingt-deux patients ont été évacués, sans victime, et l'état des appareils de radiothérapie reste à établir.
Maputo, Mozambique — Publié le 3 novembre 2026 à 09:53

Dimanche 1er novembre, un incendie a ravagé le service d'oncologie de l'Hôpital central de . Vingt-deux patients hospitalisés ont été évacués à temps. Aucune perte de vie humaine n'a été enregistrée, a assuré le ministre de la Santé, Ussene Isse.
Les flammes ne sont pas descendues jusqu'au rez-de-chaussée, où se trouve la radiothérapie. Une porte-parole du service national de sauvetage public a salué la rapidité des pompiers de Baixa, de Zimpeto et de l'aéroport. La cause reste indéterminée. Une équipe multisectorielle évalue les dégâts.
Le ministre invite pourtant à la prudence. Les équipements de radiothérapie sont très sensibles à la chaleur : l'absence de dégâts visibles ne garantit pas qu'ils fonctionnent. La capsule de cobalt a été retirée en toute sécurité avec l'Agence nationale de l'énergie atomique, et les mesures de radiation sont revenues à zéro, selon lui. Il n'y a donc pas de risque de contamination.
Sur le plan médical, douze patients ont reçu leur congé et poursuivent un traitement ambulatoire. Dix autres ont été transférés en dermatologie, où ils bénéficient d'un suivi médical et psychologique. Le rez-de-chaussée de ce bâtiment fait désormais office d'oncologie provisoire, avec une salle d'hôpital de jour. Le directeur clinique, Dercio Fernandes, affirme que 95 % des dossiers ont été sauvés et que la chimiothérapie peut continuer. De nouveaux dossiers sont ouverts pour les autres.
La Première ministre, Benvinda Levi, a appelé à la solidarité nationale pour rouvrir un service complet. L'hôpital a suspendu les appels aux dons sur mobile après la circulation de faux numéros ; les contributions passent par ses comptes bancaires officiels. Le ministre demande aussi de ne pas relayer de vidéos ou d'informations non confirmées.
Un hôpital de référence peut perdre un service en une matinée. Si l'état des appareils ne sera connu qu'après l'expertise technique, que deviendront d'ici là ceux qui comptaient sur eux ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…