Cadres du PPA-CI
Procès de Blaise Lasm et Dahi Nestor : l'audience est renvoyée aux 9 et 16 novembre
Détenus depuis le 30 septembre 2025, deux secrétaires généraux adjoints du PPA-CI ont vu leur audience renvoyée à Abidjan-Plateau. La défense invoque un délai légal dépassé.
Abidjan — Publié le 3 novembre 2026 à 10:03

Un an de détention, et l'audience s'éloigne encore. Lundi 2 novembre, Blaise Lasm et Dahi Nestor, secrétaires généraux adjoints du PPA-CI, le parti de Laurent Gbagbo, devaient être jugés par le tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau. Le procès n'a pas commencé : l'audience a été renvoyée pour les deux hommes.
Les deux cadres ont été interpellés le 30 septembre 2025, dans un climat de tensions autour de la présidentielle, puis placés en détention préventive. Plus d'un an a passé. Entre-temps, la chambre de l'instruction a requalifié les faits, de crime en délit, avant leur renvoi devant le tribunal.
Leur avocate, Me Roselyne Seripka, a soulevé deux points distincts. Pour Blaise Lasm, elle invoque l'article 175 nouveau du Code de procédure pénale. Selon la défense, l'ordonnance de renvoi date du 4 septembre 2026, elle a été notifiée à son client le 8 septembre et reçue par le parquet le 14. Le jugement devait donc intervenir dans le mois, avant le 14 octobre. Or Blaise Lasm n'a comparu devant la juridiction que le 21 octobre.
La défense en conclut qu'il pourrait être libéré de plein droit. Le tribunal ne s'est pas prononcé à ce stade, et la position du parquet sur ce délai n'a pas été rapportée. Prochaine audience : le 9 novembre.
Pour Dahi Nestor, l'avocate a demandé à consulter l'intégralité du dossier, ce que la juridiction d'instruction lui avait refusé, l'enquête étant alors en cours. Le tribunal a accepté qu'elle en obtienne des copies à ses frais. Rendez-vous le 16 novembre.
Les deux hommes restent présumés innocents. Mais l'affaire dépasse leurs noms. Quand un délai de procédure devient lui-même l'argument central de la défense, c'est le rythme de la justice qui se retrouve à la barre. Les audiences des 9 et 16 novembre diront si le tribunal répond sur ce délai ou le contourne.
Une détention peut-elle durer plus longtemps que ce que la loi avait prévu ?
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