Effondrement à Nairobi
Eastleigh : l'effondrement d'un immeuble de Nairobi relance la question des contrôles
Sept personnes étaient toujours portées disparues samedi, après la chute d'un immeuble de plusieurs étages vendredi. Les secours ont établi un contact vocal avec des victimes sous les décombres.
Nairobi — Publié le 25 octobre 2026 à 05:22

Sous les gravats, des voix. C'est ce que les secouristes de ont entendu après l'effondrement d'un immeuble à Eastleigh, vendredi 23 octobre.
Le bâtiment, de plusieurs étages (douze, selon un titre de Capital FM), s'est écroulé dans ce quartier commerçant de l'est de la capitale kényane. Samedi, le bilan provisoire faisait état de sept personnes disparues, d'après l'Africa Intelligence Brief du 24 octobre, qui note que 67 ouvriers du chantier avaient été recensés. Selon allAfrica, citée dans la revue d'Impact.sn, les sauveteurs ont établi un contact vocal avec certaines victimes prises au piège, ce qui maintient l'espoir de retrouver des survivants.
La politique s'est emparée du dossier dès les premières heures. Capital FM rapporte que Kalonzo Musyoka demande une enquête sur les défaillances de sécurité du bâti, et que des voix réclament des sanctions contre les responsables. Al Jazeera a couvert l'événement dès vendredi.
Ce drame n'arrive pas seul. En janvier, un immeuble en construction s'était déjà effondré à South C, à Nairobi, avec plusieurs personnes piégées. Capital FM avait alors suivi cinq jours de recherches, et le député Babu Owino avait exigé une enquête et des réformes. Neuf mois plus tard, la même question revient : qui signe les permis, qui contrôle les chantiers, et qui paie quand un immeuble tombe ?
Les villes africaines grandissent vite. Si le béton continue d'être coulé plus vite que les règles ne sont appliquées, chaque nouvelle tour deviendra un pari sur la vie de ceux qui y travaillent et y vivent.
Ton quartier a-t-il des chantiers que personne ne semble surveiller ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…