Loi référendaire
RDC : l'Assemblée vote de nouveau la loi référendaire, l'opposition boycotte
Vendredi, les députés ont adopté une seconde fois le texte sur le référendum, après les réserves de la Cour constitutionnelle. L'opposition y voit une porte vers un troisième mandat de Félix Tshisekedi, la majorité un simple cadre légal.
Kinshasa — Publié le 24 octobre 2026 à 07:13

Deuxième vote pour une loi qui divise le . Vendredi 23 octobre, l'Assemblée nationale a de nouveau adopté la loi référendaire, malgré le boycott de l'opposition, selon Afrik.
Le texte a une longue histoire. Déposé le 16 décembre 2024 par le député Paul-Gaspard Ngondankoy pour réformer une loi de 2005, il a été jugé recevable le 30 avril 2026, puis adopté le 9 juin par 348 voix sur 351 votants, plusieurs élus de l'opposition ayant boycotté. Saisie le 30 juin par le président Félix Tshisekedi, la Cour constitutionnelle l'a validé le 28 juillet, mais avec des réserves d'interprétation sur treize articles.
Le chef de l'État a demandé une nouvelle délibération en août. La commission politique, administrative et juridique a repris le texte le 21 septembre pour intégrer les observations des juges. Le résultat du vote de vendredi n'est pas chiffré dans les sources consultées. Le texte doit repasser au Sénat avant promulgation.
L'opposition soupçonne une manœuvre pour ouvrir la voie à une nouvelle Constitution et à un troisième mandat, alors que l'article 220 interdit de toucher au nombre et à la durée des mandats présidentiels.
Christian Mwando, chef du groupe Ensemble pour la République, dénonce un « passage en force » alors que les combats se poursuivent dans l'est. La majorité répond que la loi donne simplement au peuple un moyen d'exercer sa souveraineté. Afrik rappelle qu'un troisième mandat reste, à ce stade, une crainte politique et non une conséquence automatique du texte.
En juillet, l'opposition promettait déjà une « mobilisation » contre toute révision, relevait La DH. La question n'est donc plus de savoir si le texte passera, mais ce qu'il servira à faire passer.
Un référendum n'est pas un mal en soi. Mais dans un pays dont l'est est en guerre, la confiance se fabrique avant le vote, pas après. Les Congolais auront-ils le sentiment d'avoir été consultés, ou simplement convoqués ?
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